Un vaccin pour sauver la fin d’année ?

17/11/2020

Un vaccin pour sauver la fin d’année ?

Etats-Unis

Politique : Le camp Trump et le Président lui-même commence à reconnaître la victoire de Joe Biden même si le milliardaire a qualifié l’élection de « truquée » (rigged). Et bien que l’administration sortante fasse preuve de mauvaise volonté pour engager la transition, la situation semble bien confirmer l’arrivée prochaine d’une équipe Biden à la Maison Blanche. Le Président élu a rappelé son engagement en faveur du climat, a confirmé son souhait de renouer avec les alliances historiques des Etats-Unis et a surtout fait de la lutte contre la pandémie de coronavirus une priorité absolue à court terme. Alors qu’on évoque depuis plusieurs mois un nouveau dispositif de soutien à l’économie, les annonces de Pfizer et Moderna, qui ont fait état de l’avancée positive de leurs candidats vaccins, pourraient éloigner la perspective de mesures fiscales de grande ampleur. Or ce sont bien ces fameuses dépenses gouvernementales que les banquiers centraux (notamment C. Lagarde à la BCE et J. Powell à la Fed) mais aussi le FMI appellent de leurs voeux, pour soutenir une économie mondiale convalescente et sujette à des rechutes à chaque nouvelle vague.

Activité : L’inflation continue de ralentir au mois d’octobre (1.6% en rythme annuel pour l’indice sous-jacent, après 1.7% en septembre) alors que la confiance des consommateurs se dégrade (indice de l’Université du Michigan à 77 après 81.8 en septembre), en réponse aux records de nouvelles contaminations enregistrés ces derniers jours outre-Atlantique (plus de 200 000 cas par jour).

La paire EURUSD qui se traite dans un range 1.16 – 1.19 depuis fin juillet semble attirée par le haut de ce corridor depuis le jour de l’élection américaine.

Les chiffres de la semaine : Ventes au détail du mois d’octobre (17/11)

 

Europe

Politique : Le plan de relance âprement négocié cet été (21 juillet) est menacé par la position inflexible de la Pologne et la Hongrie qui ont refusé lundi 16 novembre que le versement des aides de l’UE soit conditionné au respect de « l’Etat de droit ». Pour rappel, ce sont 750 Mrds d’euros que la Commission Européenne pourrait emprunter sur les marchés pour financer sur plusieurs années la reprise économique. Les discussions se poursuivront dans les prochains jours pour débloquer la situation. Une paralysie politique qui remettrait en cause le déploiement du plan de relance pourrait faire pression à la baisse sur l’euro, plusieurs pays de la zone comptant sérieusement sur ces fonds pour redresser leur économie. Par ailleurs, la seconde vague semble maîtrisée en France et en Allemagne, laissant entrevoir une éclaircie pour la période des « fêtes » de fin d’année, cruciale pour de nombreux secteurs très affectés par la crise (les commerces notamment). L’Allemagne et la France se prépareraient d’ailleurs à lancer des campagnes de vaccination à l’horizon du début d’année 2021 qui cibleraient en priorité les personnels soignants et personnes vulnérables.

Activité : La seconde estimation du PIB de la zone euro au troisième trimestre confirme le rebond de l’activité (+12.7% en rythme annuel, après -11.6% au deuxième trimestre) même si le quatrième pourrait acter un nouveau recul de la production.

Les chiffres de la semaine : Inflation sous-jacente du mois d’octobre (18/11)

 

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, malgré le départ de Dominic Cummings, cerveau de la campagne du Brexit et proche conseiller du Premier Ministre, Boris Johnson, et alors que les négociations sur le Brexit patinent, la livre sterling se maintient en attendant une issue toujours plus incertaine.