EURUSD


19/04/2021

La paire EURUSD franchit à la hausse les 1.20, soutenue par les espoirs de reprise en Europe et la baisse des taux US, qui fait reculer le dollar

Le rebond de la paire EURUSD se poursuit, soutenu par les espoirs de reprise en Europe, où la vaccination accélère, le recul des taux d’intérêt américains, avec le taux à 10 ans qui est repassé sous les 1.60%, et la tonalité toujours accommodante de la Fed, qui a répété ces derniers jours qu’une remontée de l’inflation serait temporaire, écartant de fait une remontée de ses taux directeurs à court terme.

L’euphorie des marchés, dopés par les perspectives de dépenses budgétaires aux Etats-Unis et la reprise économique déjà amorcée, joue également en faveur des actifs plus risqués et en défaveur du dollar US, vu comme une valeur refuge.

En Europe, si la pandémie est toujours présente, l’accélération de la campagne de vaccination pourrait permettre d’atteindre un niveau de protection de la population significatif dès cet été, d’après le commissaire européen en charge des vaccins. Par ailleurs, le nombre total de contaminations au niveau européen est en recul, malgré des situations disparates au niveau national (hausse des cas en Allemagne mais allègement des restrictions en Belgique et au Portugal).

Techniquement, l’EURUSD a franchi les 1.20 ce lundi et s’échange autour des 1.2025, au plus haut depuis début mars. Pour s’ouvrir la voie vers les plus hauts du début d’année, la paire devra casser la résistance clé de 1.2103.

 

Etats-Unis

Sanitaire : La vaccination poursuit son déploiement massif aux Etats-Unis, où plus de 50% de la population a reçu au moins une dose et 32% a reçu deux doses. De plus, tous les adultes sont éligibles à la vaccination à partir de ce lundi 19 avril, et des signes encourageants nous parviennent du Michigan, où les nouvelles contaminations reculent, après une recrudescence ces dernières semaines.

Activité : L’indice des prix à la consommation du mois de mars est ressorti en hausse et légèrement supérieur aux attentes, à +1.6% pour l’indice sous-jacent (1.5% attendu), toujours surveillé de près par les marchés.

Chiffres de la semaine : Indice PMI manufacturier de Markit du mois d’avril (23/04)

 

Europe

Politique : Les tensions géopolitiques reviennent sur le devant de la scène européenne, avec deux foyers de tensions potentielles : l’Irlande du Nord et la frontière russo-ukrainienne. Si pour le moment ces deux zones restent sous contrôle, le retour des violences communautaires en Irlande et les mouvements de troupes russes à la frontière ukrainienne rappellent que des affrontements armés sont toujours possibles aux marges de l’Union Européenne.

Activité : L’indice ZEW du sentiment économique en Allemagne a reculé en avril, de 76.6 à 70.7, en raison des craintes d’un prolongement des mesures de restriction et alors que la torchon brule entre la chancelière Merkel, qui veut reprendre la main au niveau fédéral sur les mesures sanitaires, et des lander qui peinent à harmoniser leurs décisions. L’inflation en zone euro est ressortie à 0.9% au mois de mars, après 1.1% en février, significativement en deçà de l’objectif de 2.0% de la Banque Centrale Européenne.

Chiffres de la semaine : Réunion de politique monétaire de la BCE et conférence de presse (22/04), pendant laquelle Christine Lagarde devrait maintenir une tonalité accommodante et rappeler l’importance des piliers monétaire et fiscal pour soutenir la reprise économique.



12/04/2021

Les taux d’intérêt US reculent et entraînent le billet vert à la baisse, l’EURUSD remonte vers les 1.19

Les récentes interventions du Président de la Fed, J. Powell, pourraient avoir calmé, au moins pour un temps, le rebond du billet vert auquel nous assistons depuis le début de l’année. Ce dernier a en effet rappelé, ce weekend encore, que malgré les signes de forte reprise économique aux Etats-Unis, le marché de l’emploi n’était pas revenu à son niveau d’avant-crise (8.5 millions d’emplois non « récupérés ») et que le retour de l’inflation ne devrait être que temporaire, justifiant ainsi la poursuite d’une politique monétaire accommodante pour période prolongée.

Ces remarques ont freiné la remontée spectaculaire des taux d’intérêt aux Etats-Unis, où le rendement des obligations d’Etat à 10 ans a frôlé les 1.75% le 31 mars, remontée qui a soutenu le rebond de l’USD depuis début janvier. Ce lundi, le taux à 10 ans US est à 1.66%. Dans le même temps, l’Union Européenne peine à sortir de l’ornière, notamment en raison de la lenteur du lancement du plan de relance européen Recovery, qui prévoit un endettement commun via la Commission Européenne (EUR 750 milliards), alors que les Etats-Unis jouent à fond la carte budgétaire.
Techniquement, la paire EURUSD s’échange autour des 1.19 après avoir touché les 1.1935 la semaine dernière, au plus haut depuis le 23 mars. Cette semaine, nous surveillerons particulièrement les chiffres de l’inflation aux Etats-Unis.

 

Etats-Unis
Sanitaire : Les Etats-Unis poursuivent leur campagne de vaccination massive (record de 4.6 millions de doses injectées samedi 10 avril) malgré la récente recrudescence des contaminations et des hospitalisations. Bien que la situation soit nettement meilleure qu’au plus fort de la crise, les autorités sanitaires mettent en garde contre une réouverture incontrôlée qui relancerait l’épidémie, menaçant la reprise. Le Président de la Fed s’est lui-même fait le relais de ces craintes, identifiant une rebond de l’épidémie comme un risque planant au-dessus de la reprise.
Activité : L’indice des prix à la production (PPI) est ressorti en net rebond, affichant une hausse de 4.2% en glissement annuel.
Chiffres de la semaine : Indice des Prix à la Consommation du mois de mars, attendu à +1.6% pour l’inflation sous-jacente (13/04) ; Ventes au détail du mois de mars (15/04)

 

Europe
Politique : Sur le front politique, l’Union Européenne peine à lancer son fonds de relance Recovery, qui devrait permettre à la Commission Européenne d’emprunter EUR 750 milliards pour doper la reprise économique, notamment dans les pays les plus touchés par la crise du Covid19. Le processus de validation de ce fonds de relance est en effet embourbé dans plusieurs Etats membres, notamment l’Allemagne et la Pologne.
Le ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, a fait part de son inquiétude ces derniers jours face à cet enlisement, craignant que l’UE prenne du retard face aux Etats-Unis et à la Chine dans la course au redémarrage économique. Par ailleurs, en réponse à des critiques dénonçant le manque d’ambition du plan Recovery, le Président du Conseil Européen, Charles Michel, a estimé que le montant décidé (EUR 750 mdrs) était « robuste », compte tenu notamment des premières mesures d’urgence prises par les gouvernements européens au niveau national.

Sanitaire : Confrontée à une troisième vague, la chancelière allemande Angela Merkel pourrait faire passer une loi renforçant les pouvoirs de l’état fédéral, en vue d’imposer de façon homogène de nouvelles mesures restrictives aux différents lander.
Chiffres de la semaine : Indice ZEW du sentiment économique en Allemagne, attendu en progression (13/04), Inflation du mois de mars (16/04)



06/04/2021

Les semaines passent et confirment le fort rebond de l’économie américaine – qui a créé plus de 900 000 emplois en mars, un rebond qui devrait se poursuivre compte tenu du soutien budgétaire massif fourni par l’état fédéral. Le Président Biden a en effet dévoilé mercredi 31 mars un nouveau plan de dépenses, cette fois-ci axé sur les infrastructures, qui se chiffre à USD 2.000 milliards et pourrait s’étaler sur une période de 8 ans, et booster la croissance américaine dans les années à venir.

Ces éléments confortent la thématique de la divergence entre des Etats-Unis « pied au plancher » et une Union européenne embourbée dans la pandémie et qui peine à accélérer sa campagne de vaccination. Le dynamisme américain rassure les marchés sur les perspectives de croissance (les actions ont atteint des sommets historiques) et favorise les actifs risqués, mettant par ailleurs en pause le rebond du billet vert enclenché en début d’année (le dollar US a gagné près de 5% face à l’euro depuis janvier).

Techniquement, la paire EURUSD reprend son souffle au-dessus des 1.18 en ce mardi matin, après avoir flirté avec les 1.17 mercredi dernier (1.1703 au plus bas). Le potentiel de rebond semble néanmoins limité et les objectifs à la baisse sont toujours autour des 1.16 (1.1603 touché le 04 novembre, quand les résultats de l’élection présidentielle américaine étaient encore incertains).

 

Etats-Unis

Politique : Après le plan de relance de USD 1.900 milliards, le Président Biden a donc annoncé son intention de faire voter un programme de USD 2.000 milliards pour muscler et réhabiliter les infrastructures américaines, couvrant par exemples les transports (USD 600 milliards), l’eau potable (USD 300 milliards) ou encore la réhabilitation des bâtiments (USD 300 milliards). Et le Démocrate ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’il a d’ores et déjà affirmé que la seconde partie de ce programme, qui devrait se concentrer sur l’éducation et le système de santé, pourrait être présentée dans les prochaines semaines. La question du financement de ces mesures fait débat, notamment du côté des Républicains, alors que Joe Biden a confirmé vouloir remonter le taux d’imposition des entreprises à 28% (Donald Trump l’avait abaissé de 35% à 21% en 2017).

Activité : La confiance des consommateurs souligne également le rétablissement de l’économie américaine, avec l’indice du Conference Board au plus haut depuis un an à 109.7 (après 90.4 en février). S’agissant de l’activité manufacturière, les indices sont également orientés à la hausse en mars, que ce soit du côté du PMI de Markit (59.1 après 58.6) ou de l’ISM (64.7 après 60.8). Enfin, comme évoqué plus haut, les chiffres de l’emploi confirment la réouverture progressive de l’économie américaine en mars, avec 916 000 créations de postes et un taux de chômage qui recule de 6.2% à 6.0%.

Chiffres de la semaine : Minutes de la dernière réunion de la Fed (07/04) ; Indice des prix à la production (09/04)

 

Europe

Politique : Sur le front politique, l’Union Européenne bataille au moins sur deux sujets majeurs : la campagne de vaccination et la montée en régime de son approvisionnement, d’une part, et la validation du plan de soutien budgétaire Recovery (EUR 750 milliards) et son déploiement pour soutenir la reprise au sein du bloc, d’autre part.

Sur le premier point, le commissaire européen en charge des vaccins, Thierry Breton, maintient son objectif d’immunité collective au 14 juillet, tout en assurant que la production de vaccins sur le sol européen devrait significativement augmenter dans les semaines et mois à venir.

S’agissant du projet d’endettement européen – la Commission Européenne emprunterait directement sur les marchés, tous les regards sont actuellement tournés vers l’Allemagne. La cour constitutionnelle de Karlsruhe a interrompu le processus de ratification outre-Rhin le temps de se prononcer sur la nécessité d’un examen approfondi de cette question, qui pourrait retarder considérablement la mise en oeuvre du plan de relance européen.

Sanitaire : Le nouveau confinement est entré en vigueur ce weekend en France et devrait peser sur la croissance, le gouvernement ayant déjà revu à la baisse sa prévision de 6% à 5%, pour tenir compte des 4 semaines de quasi-fermeture du pays. Ailleurs en Europe, les mesures de restrictions sont toujours en vigueur, dans l’attente de l’accélération de la campagne de vaccination.

Activité : L’inflation en zone euro ressort à 0.9% en mars (glissement annuel), après 1.1% en février, et illustre également le retard du redémarrage de la zone euro par rapport aux Etats-Unis (où l’indicateur favori de la Fed pour mesurer l’inflation atteint 1.6% en février).

Chiffres de la semaine : Pas de données significatives cette semaine.



29/03/2021

La divergence Etats-Unis – Union européenne se confirme, l’EURUSD chute sous les 1.18, au plus bas depuis 4 mois et demi.

Le thème de la divergence économique entre les Etats-Unis et l’Union Européenne continue de façonner la trajectoire de la paire EURUSD. La première puissance mondiale appuie son redémarrage sur un rythme effréné de vaccination et un soutien fiscal massif du gouvernement, y compris via la perspective d’un plan de dépenses d’infrastructures qui pourrait atteindre USD 3.000 milliards, et venir s’ajouter au stimulus fiscal de USD 1.900 milliards voté ces dernières semaines.

Dans le même temps, l’Union Européenne affronte la troisième vague de la pandémie de Covid19, qui touche l’Allemagne, la France ou encore la Pologne. Associée aux difficultés d’approvisionnement en vaccins, et notamment au différend qui oppose les instances européennes au laboratoire AstraZeneca, la situation sanitaire pèse sur la reprise économique et pénalise l’euro, qui chute à un plus bas de 4 mois et demi face au billet vert et s’échange ce lundi autour des 1.1780.

Techniquement, la paire EURUSD a touché le niveau des 1.1762 en fin de semaine dernière et pourrait viser la zone des 1.1630 si la baisse se poursuit, soit les plus bas vus au moment de la Présidentielle américaine en novembre dernier. A la hausse, l’objectif se situe autour des 1.1850.

 

Etats-Unis

Politique : Après le plan de relance de USD 1.900 milliards, la Maison Blanche prépare un programme de dépenses d’infrastructures de grande ampleur (les médias américains évoquent un montant allant jusqu’à USD 3.000 milliards), dont une partie viserait notamment à répondre aux enjeux du changement climatique en facilitant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Compte tenu des énormes sommes déjà engagées par l’administration Biden depuis son arrivée, les Républicains ont d’ores et déjà fait part de leur réticence quant à ce nouveau projet de dépenses gouvernementales.

Activité : Les commandes de biens durables ont reculé en février de 1.1% (glissement mensuel), après 9 mois consécutifs de hausse. Ce coup de moins bien pourrait s’expliquer par les conditions météorologiques difficiles du mois dernier, qui avaient également pesé sur les ventes au détail. Ces indicateurs devraient se reprendre dès le mois de mars, dopés notamment par les mesures de soutien à la consommation et à l’investissement contenues dans le plan de relance voté par les Démocrates.

Chiffres de la semaine : Chiffres définitifs du PMI manufacturier Markit et de l’ISM manufacturier, attendus en hausse (01/04) ; Chiffres de l’emploi du mois de mars – Non-Farm Payrolls, avec 655 000 créations d’emplois attendues (02/04).

 

Europe

Politique : L’Union Européenne est mise sous pression en raison du retard du déploiement de la vaccination (10% de la population a reçu au moins une dose), notamment en comparaison du nombre d’injections réalisées aux Etats-Unis (28%) et au Royaume-Uni (45%), d’après les chiffres de Bloomberg. En réponse à ces difficultés, l’UE a décidé d’interdire les exportations de vaccins AstraZeneca tant que le laboratoire anglo-suédois n’aura pas honorer les commandes passées par les européens. Par ailleurs, le bloc développe ses capacités de production et vise une montée en charge d’ici l’été, avec pour objectif d’atteindre l’immunité collective au mois de juillet, d’après Thierry Breton, le commissaire européen en charge de la politique industrielle et qui gère la question des vaccins.

Sanitaire : En Allemagne, après avoir renoncé à des mesures restrictives renforcées pour la période de Pâques, excuses officielles en prime, Angela Merkel a menacé les lander de reprendre la main au niveau fédéral. La chancelière reproche aux régions de ne pas prendre les mesures nécessaires alors que les nouvelles contaminations sont remontées au plus haut depuis le mois de janvier. La France se retrouve de son côté dans une situation proche du pic épidémique de l’automne, avec des services de réanimation sous haute tension. Ce weekend, plusieurs collectifs et syndicats de médecins ont appelé le gouvernement à accentuer les restrictions, voire à fermer les écoles, sous peine de voir les hôpitaux submergés et contraints de trier les patients.

Activité : L’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a bondi à 96.6 au mois de mars (après 92.7 en février), au plus haut depuis juin 2019. Cet indicateur souligne notamment la confiance du secteur industriel allemand, dont l’optimisme est au plus haut depuis 2010.

Chiffres de la semaine : Inflation en zone euro pour le mois de mars (31/03).



22/03/2021

Les Banques centrales des principales zones économiques ont confirmé ces derniers jours leur engagement à maintenir des politiques monétaires accommodantes, avec des taux d’intérêt au plancher probablement jusqu’à 2022 / 2023, pour accompagner la reprise économique.

Et concernant cette reprise économique, on observe justement un écart croissant entre le redémarrage des Etats-Unis (vaccination et relance budgétaire massives) et le marasme européen (3ème vague, vaccination retardée, plan Recovery non déployé), qui favorise la remontée des taux d’intérêt USD et la vigueur du billet vert.

En ce début de semaine, la paire EURUSD s’échange autour des 1.19.

L’Europe peine à se sortir du marasme causé par la pandémie de Covid19 et souffre de la comparaison avec d’autres pays, notamment les Etats-Unis qui sont bien mieux avancés sur deux front clés dans la course à la reprise : la vaccination et le soutien budgétaire.

La vaccination se déploie plus rapidement outre-Atlantique, où plus de 35 doses pour 100 habitants ont été administrées (soit plus de 100 millions de doses en tout) alors que dans l’UE cet indicateur se situe plutôt autour de 10 à 12 doses pour 100 habitants d’après les données du site covidtracker.fr. La controverse autour du vaccin AstraZeneca, suite à des cas suspects de thromboses, a par ailleurs ralenti les effort dans plusieurs pays qui ont choisi de suspendre les injections. Le gendarme européen du médicament a finalement rendu un avis rassurant jeudi, ouvrant la voie à la reprise des vaccinations.

Par ailleurs, face à la hausse des nouvelles contaminations et à ce qui s’apparente déjà à une « troisième vague », plusieurs Etats européens ont prolongé ou renforcé les mesures sanitaires, notamment en Allemagne, en Italie ou en France.

Enfin, les difficultés européennes s’illustrent également par le retard du soutien budgétaire. Aux Etats-Unis, le Président Joe Biden peut se targuer d’avoir fait voter son plan de relance de USD 1.900 milliards, dont les premiers chèques de soutien au pouvoir d’achat ont déjà été envoyés. Ce plan vient s’ajouter aux USD 900 Milliards injectés par l’administration Trump fin décembre 2020, pour un total d’environ 14% du PIB américain. En Europe, en revanche, les premiers crédits du plan Recovery de EUR 750 milliards (soit un soutien moins important quand on le rapporte à l’économie européenne), ne seront probablement pas déboursés avant le second semestre 2021.

Etats-Unis

Politique : Le pari du Président Biden d’injecter 100 millions de doses pendant les 100 premiers jours de son mandat a été atteint, alors que plus de 120 millions de personnes ont reçu au moins une dose depuis l’autorisation en décembre du premier vaccin. Ce weekend, plus de 6 millions de personnes ont été vaccinées en deux jours.

Activité : Si les ventes au détail du mois de février ont chuté de 3%, notamment en raison des conditions météorologiques extrêmes, comme la tempête de neige au Texas, ce chiffre devrait rebondir en mars avec l’arrivée des premiers chèques de soutien aux ménages, votés dans le cadre du plan de relance.

Chiffres de la semaine : Commandes de biens durables de février attendues en hausse de 0.8% (24/03), PMI Manufacturier de mars attendu en hausse à 59.3 (24/03), l’Indice PCE attendu stable à 1.5% – c’est l’indice de dépenses de consommation des ménages, l’indicateur préféré de la Fed pour mesurer l’inflation (26/03)

Europe

Politique : Le vaccin AstraZeneca se retrouve au centre d’une crise potentielle entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne. L’UE se dit en effet prête à bloquer les exportations de vaccins AstraZeneca produits sur son territoire et destinés au Royaume-Uni, une mesure de rétorsion contre la laboratoire qui accumule les retards de livraison. La controverse liée à des cas suspects de thrombose, qui a poussé plusieurs pays Européens à suspendre la vaccination, a par ailleurs agacé Londres, qui défend bec et ongles l’efficacité et la sécurité du vaccin produit par le laboratoire anglo-suédois.

Sanitaire : En Allemagne, la chancelière et plusieurs lander envisagent de prolonger les mesures sanitaires en avril face à la recrudescence de l’épidémie, désormais qualifiée de troisième vague. La France a de son côté musclé les restrictions dans plusieurs régions (+20 millions de personnes concernées), instaurant un nouveau confinement néanmoins plus léger que les deux précédents. Malgré ce nouveau tour de vis, le gouvernement français maintient sa prévision de croissance à 6% pour 2021.

Chiffres de la semaine : Indice IFO du climat des affaires en Allemagne du mois de mars (26/03)



16/03/2021

Le plan de relance massif qui a été validé par la Chambre des Représentants aux Etats-Unis a mis un terme au rebond du billet vert, qui était remonté à un plus haut de trois mois. Dans le même temps, la BCE a annoncé qu’elle augmenterait ses achats d’actifs au deuxième trimestre, indiquant son intention de limiter la remontée des taux d’intérêt. Au total, la paire EURUSD est remontée au-dessus des 1.19, dans l’attente de la réunion de la Fed cette semaine. Sur le plan sanitaire, les déboires du vaccin AstraZeneca pourrait freiner la campagne de vaccination en Europe, très dépendante des livraisons du laboratoire anglo-suédois pour atteindre ses objectifs ambitieux d’ici l’été.

Le rebond du dollar américain s’essouffle après avoir atteint le 9 mars son plus haut niveau en 3 mois, avec une paire EURUSD flirtant avec les 1.1835 la semaine dernière. Si le vote définitif à Washington du plan de soutien à l’économie a ralenti le mouvement, la paire cherche un point d’équilibre, probablement autour des 1.20.

Ce léger mieux de l’euro intervient alors que la BCE, via sa Présidente C. Lagarde, a indiqué que les rachats d’actifs allaient accélérer au prochain trimestre, signalant son inquiétude liée à l’augmentation de l’inflation et à la remontée des taux. Au contraire, son homologue à la Fed minimise, à ce stade, les craintes d’un retour durable de l’inflation. Nous verrons à l’occasion de la réunion de politique monétaire de la Fed de cette semaine, si son Président réaffirme sa position. Bien que les dernières données économiques américaine soient favorables, J. Powell semble pencher pour une position attentiste à court terme et refuse de donner du crédit au scénario d’une hausse de taux précoce.

Si l’optimisme des marchés se ravive à l’approche de mercredi, et que les taux reprennent leur hausse, J. Powell pourrait néanmoins être contraint de hausser le ton. Dans ce cas de figure, il rappellerait que l’économie américaine est loin d’être remise (près de 10 millions détruits n’ont pas été recréés) et pourrait engager un bras de fer avec les marchés pour affirmer la crédibilité de la Fed.

 

Etats-Unis

Politique : Le plan de soutien massif à l’économie a été voté par la Chambre des Représentants mardi 09 mars, marquant une première victoire politique d’ampleur pour Joe Biden. Les ambitions du Président couvrent également la situation sanitaire, puisque près de USD 70 milliards sont consacrés à la production de vaccins, aux tests, au traçage et à la vaccination elle-même. 60 millions d’américains ont reçu au moins une dose de vaccin, avec l’objectif d’atteindre les 100 millions début mai (soit 100 jours après l’intronisation du nouveau Président).

Activité : La confiance des consommateurs remonte, d’après le dernier chiffre de l’université du Michigan (83 en chiffre préliminaire, après 76.8 en février). Par ailleurs, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 1.7% en février (glissement annuel), la plus forte hausse depuis un an. Cependant, ce chiffre n’est pas la mesure de l’inflation privilégiée par la Fed, qui scrute le PCE, dont la dernière marque (janvier) a atteint 1.5%.

Chiffres de la semaine : Les ventes au détail ont déçu en février (-3% en glissement mensuel), perturbées notamment par une météo capricieuse. A suivre également la réunion de politique monétaire de la Fed (17/03)

 

Europe

Politique monétaire : Christine Lagarde a affirmé jeudi dernier que le rythme des rachats d’actifs allait augmenter au deuxième trimestre, suggérant que la BCE garde un oeil sur l’inflation et le début de remontée des taux d’intérêt.

Sanitaire : La situation sanitaire se complique dans plusieurs Etats européens, notamment l’Italie qui a décidé un reconfinement à partir de ce lundi face à la hausse des contaminations, après avoir rouvert les bars et restaurants, ou en France, qui connaît également une résurgence de l’épidémie. Par ailleurs, les doutes suscités par le vaccin AstraZeneca ont entraîné la suspension de la campagne de vaccination dans plusieurs pays de l’Union Européenne (Danemark, Allemagne, France, Italie, notamment), en attendant un premier avis de l’autorité européenne du médicament ce mercredi.

Chiffres de la semaine : L’indice ZEW du sentiment économique du mois de mars en Allemagne remonte nettement, à 76.6, après 71.2 au mois de février.



08/03/2021

Porté par la remontée des taux, les bons chiffres de l’emploi et le plan de relance voté au Sénat américain, le billet vert poursuit sa remontada et fait chuter l’EURUSD sous les 1.19

Le dollar US bénéficie globalement de trois éléments qui le soutiennent : le redémarrage de l’économie aux Etats-Unis est plus rapide qu’en Europe, grâce notamment à une campagne de vaccination plus réussie ; le retour de l’inflation, lié au premier point, et la remontée des taux d’intérêt qui en résulte (taux d’emprunt d’Etat à 10 ans au plus haut depuis un an, à 1.55%) ; la tonalité accommodante de la Fed, qui ne s’inquiète pas du retour de l’inflation (reflation), vu comme un mécanisme logique de rattrapage temporaire, le temps de retrouver les niveaux d’avant crise, plutôt que comme un signe de surchauffe à venir. De plus, le président de la Fed a répété qu’il maintiendra les taux directeurs au plus bas tant que les Etats-Unis n’auront pas retrouvé le plein emploi et que l’inflation ne sera pas installée durablement au-dessus des 2%.

Ces trois points expliquent en partie le rebond du billet vert au cours des derniers jours, notamment face à l’euro. La paire EURUSD s’échange au plus bas depuis 3 mois, autour des 1.1880 ce lundi matin. Si la baisse se poursuit, le prochain support se situe autour des 1.1780.

Un quatrième élément, dont l’impact est plus incertain, devrait également animer les prochains jours sur le marché des devises : le plan de soutien de US 1.900 milliards a été validé au Sénat ce weekend, et pourrait être adopté définitivement par la Chambre des Représentants cette semaine. Pour rappel, ce plan de relance géant prévoit notamment de soutenir le pouvoir d’achat des ménages à hauteur de USD 400 milliards (les fameux chèques de USD 1 400) et l’extension des allocations chômage alors que près de 10 millions d’américains ont perdu leur emploi à cause de la crise du Covid19.

 

Etats-Unis

Politique : Le plan Biden de USD 1.900 Mrds a donc été voté d’une courte majorité (50-49) au Sénat et pourrait être définitivement entériné à la Chambre des Représentants cette semaine. L’impact de ce plan est ambivalent : ces dépenses budgétaires géantes pourraient d’une part favoriser les actifs risqués et détourner les investisseurs du dollar US mais elles pourraient aussi, d’autre part, accentuer les pressions inflationnistes et forcer la Fed à remonter ses taux directeurs plus tôt que prévu et enclencher un mouvement de capitaux vers le billet vert.

Activité : Signe du dynamisme de la reprise outre-Atlantique, l’activité manufacturière mesurée par l’indice ISM est en hausse (à 60.8 après 58.7 en janvier) et au plus haut depuis le début de la crise du Covid19. Cette vigueur de l’économie se traduit dans les chiffres de l’emplois : 166 000 créations de postes en janvier et 379 000 en février (après -306 000 en décembre).

Chiffres de la semaine : Inflation du mois de février (10/03), Indice de confiance des consommateurs de l’université du Michigan (12/03)

 

Europe

Politique monétaire : Si la remontée des taux ne se fait pas autant sentir qu’aux Etats-Unis, les taux de rendement sur les dettes souveraines de la zone euro ont néanmoins augmenté ces dernières semaines. Et les pressions à la hausse sur l’inflation pourrait bien occuper les prochaines discussions des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, qui se réunissent cette semaine. Ainsi, Christine Lagarde, Présidente de la BCE, sera probablement interrogée pendant sa conférence de presse de jeudi sur ses prévisions d’inflation et sur les mesures qu’elle pourrait prendre en cas de hausse trop forte des taux d’intérêt, une situation qui risquerait de menacer la reprise encore fragile.

Activité : En Allemagne, le taux d’inflation (préliminaire) de février remonte à 1.3% (glissement annuel), après 1.0% en janvier.

Chiffres de la semaine : Réunion de politique monétaire de la BCE (11/03)



05/03/2021

Le taux à 10 ans des emprunts d’Etat américains est remonté au-dessus des 1.50% suite aux commentaires de J. Powell jeudi soir, frôlant le plus haut touché en fin de semaine dernière.

Pourquoi les taux remontent ?

Les perspectives de reprise économique aux Etats-Unis et dans le monde s’accélèrent et nourrissent une hausse de l’inflation. Cette hausse de l’inflation exerce déjà une pression à la hausse sur les taux d’intérêt et pèse sur la valeur des obligations.

Mais ce rebond du niveau des prix ne semble pas inquiéter la Fed, qui en minimise la portée. De son point de vue, le retour de l’inflation est logique dans une phase de rebond de l’activité et se fait, de plus, par rapport à des niveaux de prix affaiblis par la crise liée à la pandémie (effet de base). Jerome Powell a également rappelé que la Fed était prête à laisser l’inflation dépasser les 2% le temps que le marché de l’emploi reprenne des couleurs.

Enfin, J. Powell n’a pas annoncé d’éventuelles mesures que pourrait prendre la Fed pour limiter la hausse des taux d’intérêt, si celle-ci devait se poursuivre et entraver la reprise.

Le dollar US se renforce suite à ces annonces et la paire EURUSD est à un plus bas de 3 mois, autour des 1.1930 ce vendredi matin. Le seuil des 1.20 se positionne comme un niveau clé de polarité, et pourrait devenir une nouvelle résistance de la paire, après avoir été un support au cours des 3 derniers mois.



01/03/2021

La remontée rapide des taux d’intérêt aux Etats-Unis fait rebondir le dollar US et fragilise les actifs risqués

La semaine dernière a été animée par la remontée des taux d’intérêt sur la dette américaine, avec notamment le taux à 10 ans qui a atteint le niveau de 1.614%, au plus haut depuis 1 an (et contre 0.90% début janvier). Cette poussée de fièvre des rendements obligataires a provoqué des turbulences sur les marchés financiers : les investisseurs se repositionnent en faveur de la dette américaine, une des plus sûres au monde et désormais plus attractive, au détriment d’actifs plus risqués. Les marchés actions ont ainsi reculé, tant aux Etats-Unis (près de -3% pour le Nasdaq et le SP500) qu’en Europe (-2.2% pour l’Eurostoxx), et les devises émergentes ont également souffert (réal brésilien, livre turque et rand sud-africain perdant plus de 3.5% face au billet vert).

Grand gagnant de cette hausse des taux et de l’appétit renouvelé pour les emprunts d’état américain, le dollar US a gagné plus de 1% contre l’euro et la paire EURUSD a chuté de 1.2240 (plus haut depuis mi-janvier) à 1.2070, entre jeudi et vendredi dernier. Ce lundi, la paire évolue autour des 1.2050.

Comme évoqué dans nos dernières analyses, le plan de relance de l’administration Biden (USD 1.900 Mrds) et l’optimisme sur le front sanitaire ravivent les espoirs d’un redémarrage plus rapide que prévu de l’économie mondiale, ce qui alimente en retour les anticipations d’inflation et exerce une pression à la hausse sur les taux d’intérêt. Côté européen, les taux d’intérêt ne remontent pas autant, en raison notamment de perspectives moins favorables à court terme (vaccination plus lente, mesures de confinement encore en vigueur) et des déclarations répétées de la BCE affirmant son engagement à maintenir sa politique accommodante aussi longtemps que nécessaire. Les craintes d’un dérapage de l’inflation sont par ailleurs minimisées par certains économistes et banquiers centraux, qui estiment que celui-ci pourrait être alimenté par des éléments ponctuels (remontée des cours du pétrole, plans de soutien budgétaires massifs), moins regardés que les tendances à plus long terme. Enfin, à ce stade, les banquiers centraux favorisent un soutien à la reprise de l’économie, quitte à laisser filer l’inflation, plutôt que prendre le risque d’une remontée trop brutale des taux d’intérêt qui pourrait casser précocement le rebond de l’activité mondiale.

Etats-Unis

Politique : Le plan Biden de USD 1.900 Mrds a été voté par la chambre des Représentants samedi 27 février, où les Démocrates sont majoritaires, et sera soumis au Sénat dans les prochains jours, où les deux camps disposent chacun de 50 voix, auxquelles s’ajoute le vote décisif de la Vice-Présidente Harris pour trancher les égalités. Une mesure proposant de relever le salaire minimum de USD 7.25 à USD 15.0 pourrait ne pas être maintenue du fait des réticences de certains démocrates.

Activité : Les mouvements sur la dette américaine ont éclipsé les données économiques plutôt positives comme la stabilité de la confiance des consommateurs en février et la nette hausse des commandes de biens durables en janvier (+3.4% par rapport à décembre). Enfin, en lien avec notre introduction, on observe un regain (léger) d’inflation à travers l’indice PCE, mesure préférée de la Fed, qui grimpe de 1.5% en glissement annuel (après +1.4% en décembre), en-deçà de l’objectif de 2.0%.

Chiffres de la semaine : Les indices de l’activité manufacturière de février des instituts Markit et ISM (01/03), chiffres de l’emploi du mois de février (05/03) pour lesquels le consensus attend 165 000 créations de postes

Europe

Activité : En Allemagne, le climat des affaires (indice IFO) s’améliore, tout comme la confiance des consommateurs (indice GfK) et la dernière estimation du PIB de l’année 2020 indique une récession limitée à -3.7% (contre -4.0% en première estimation).

Chiffres de la semaine : Taux de chômage de février en Allemagne (02/03), inflation de février en zone euro (02/03)



22/02/2021

Les fondamentaux des dernières semaines se confirment, à savoir un regain d’optimisme global conforté par les premiers fruits des campagnes de vaccination à travers le monde, l’approche du nouveau stimulus fiscal aux Etats-Unis, la tonalité accommodante de la Fed et des nouvelles rassurantes en Europe.

Sur le front sanitaire des signes positifs émergent aux Etats-Unis, où la pandémie recule depuis le pic de début janvier (contaminations quotidiennes divisées par 3, hospitalisations divisées par 2). Par ailleurs, d’autres pays comme le Royaume-Uni et Israël, qui ont massivement vacciné, commencent à relâcher les mesures sanitaires (déconfinement progressif et passeport vaccinal en Israël).

En Europe, la confiance des investisseurs et les prévisions concernant l’activité manufacturière sont orientées à la hausse, notamment en Allemagne, le moteur de la zone euro. La situation sanitaire est contrastée même si elle s’améliorer dans les pays qui ont pris des mesures restrictives depuis plusieurs semaines. En France, où la situation est stabilisée depuis deux semaines, certaines régions connaissent une résurgence brutale des contaminations et le gouvernement pourrait décider d’adapter les mesures sanitaires en fonction des circonstances locales.

A court terme, cette configuration favorable aux actifs risqués pourrait limiter le potentiel de hausse du billet vert et soutenir la paire EURUSD, qui s’échange ce lundi autour des 1.2140. D’un point de vue technique, la paire pourrait viser le plus haut de février à 1.2169, ouvrant la voie vers les 1.22 et, plus loin, l’objectif du plus haut annuel (1.2349). A la baisse, un retour vers la zone clé des 1.2055/60 pourrait signaler un début de retournement sous les 1.20.

Etats-Unis

Politique : Le plan de soutien à l’économie tant attendu de USD 1.900 Mrds pourrait être soumis au vote ce vendredi à la Chambre des Représentants. D’ici là, le Président Biden devrait impulser un geste en faveur des petites entreprises et des indépendants, qui n’ont pas tous reçu les aides gouvernementales auxquelles ils sont pourtant éligibles.

Activité : Les ventes au détail du mois de janvier ont largement surpris à la hausse, bondissant de 5.3% (consensus à 1.2%) par rapport au mois précédent, profitant du chèque de USD 600 dollars distribué ces dernières semaines aux consommateurs en réponse à la crise.  L’activité manufacturière reste robuste, comme en témoigne l’indice PMI manufacturier Markit qui se replie à 58.5 en février après 59.2 en janvier, mais reste à des niveaux élevés (un chiffre au-dessus de 50 indique une expansion de l’activité).

Chiffres de la semaine : Indice de confiance des consommateurs du Conference Board (23/02), Commande de biens durables de janvier (25/02), 2ème estimation du PIB du T4 (25/02), Indice PCE de l’inflation de janvier (26/02)

 

Europe

Activité : En Allemagne, l’indice ZEW qui mesure le sentiment des investisseurs a largement dépassé les attentes la semaine dernière, soutenu notamment par les espoirs d’un fort rebond de la croissance dans les 6 prochains mois, qui serait notamment nourri par une re-décollage de la consommation. Ce sentiment se confirme en début de semaine, avec la publication d’un indice IFO supérieur aux attentes, alors que les entreprises revoient à la hausse leurs prévisions de production et d’exportations.

Chiffres de la semaine : L’indice IFO du sentiment des entrepreneurs est ressorti en hausse ce lundi à 92.4 (après 90.3 en janvier), Inflation de la zone euro en janvier (23/02), Confiance des consommateurs allemands (25/02)