Green


11/05/2021

Communiqué de presse

 

 

 

 

KEEWE devient la première et unique solution digitale (SaaS) à être labellisée

Bilan Carbone Certified !

Plus besoin de passer par un cabinet de conseil en transition écologique pour réaliser son Bilan Carbone certifié !

 

Keewe a développé en partenariat avec l’Association Bilan Carbone (ABC, https://www.associationbilancarbone.fr/) un outil Photo Carbone qui permet aux entreprises, d’évaluer en ligne, leur empreinte carbone[1].

L’évaluation se fait sur les émissions directes et les émissions indirectes de l’organisation.

 

Alors que les PME manquent de temps, de moyens financiers et humains pour réaliser un Bilan Carbone, la solution Photo Carbone est un outil facile d’utilisation qui aide les dirigeants d’entreprises, DAF et responsables RSE, à réaliser leur premier pas en faveur de la transition écologique, car avant de décarboner son entreprise, il faut mesurer pour comprendre.

Alors que certaines solutions automatisées apparaissent sur le marché, la Photo Carbone Keewe est aujourd’hui le seul outil digital habilité à réaliser un Bilan Carbone[2].

Le Bilan Carbone est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 employés, nécessaire pour l’obtention de certaines normes ISO et conditionne l’octroi des aides dans le cadre du plan France Relance. Réaliser un Bilan Carbone c’est aussi renforcer l’image de marque de son entreprise.

Keewe a développé un concept innovant : alors que le coût d’un Bilan Carbone est estimé à 5 000 – 50 000€, réaliser un Bilan Carbone avec Keewe est gratuit lorsque l’entreprise ouvre un compte pour réaliser ses opérations liées au commerce international.

Keewe va encore plus loin : sur chaque opération réalisée, nous reversons jusqu’à 25% de notre marge à nos clients afin qu’ils financent, sans coût supplémentaire, leur transition écologique en réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre, grâce à l’accompagnement de notre service climat.

 

Pour en savoir plus, contactez Alexandre Torbay, Fondateur et Président de Keewe

alexandre@keewe.eu

06 61 39 34 01

https://keewe.eu/

 


[1] https://www.associationbilancarbone.fr/mise-en-conformite-doutils-de-comptabilite-carbone/

[2] https://www.associationbilancarbone.fr/tribune-non-un-bilan-carbone-realise-en-quelques-clics-nexiste-pas/



28/04/2021

Au programme de notre lettre d’actualité climat-transition cette semaine : les points à retenir du sommet sur le climat initié par les Etats-Unis, la formation à l’éco-conduite obligatoire et l’élargissement du champ d’application du marché du carbone européen.

 

Sommet pour le climat initié par les Etats-Unis : les principales annonces

Des objectifs revus à la hausse : Comme prévu, le Président américain Joe Biden a relancé les Etats-Unis dans la course contre le changement climatique en prenant l’engagement de réduire de 50% les émissions de GES d’ici à 2030, par rapport au niveau de 1990.

Ce sommet a aussi été l’occasion pour d’autres Etats de réviser à la hausse leurs ambitions climatiques, comme pour le Canada et le Japon qui ont significativement musclé leurs objectifs de baisse de leurs émissions (portées respectivement à 40/45% et 45%, d’ici à 2030).

Pour atteindre ces nouveaux objectifs, les Etats-Unis pourront compter sur l’appui des grandes banques américaines, qui ont annoncé près de USD 5 000 milliards d’investissements verts à horizon 2030.

Des espoirs d’une meilleure protection de l’Amazonie : Les efforts américains ont également porté leurs fruits en ce qui concerne la forêt amazonienne, qui connaît un rythme de déforestation record sous le règne du président Jair Bolsonaro. Ainsi, entre août 2019 et juillet 2020, c’est l’équivalent de la surface de la Jamaïque qui a été détruit. Pour preuve de ses bonnes intentions, le Président brésilien a donc promis de mettre fin à la déforestation illégale de l’Amazonie à horizon 2030.

 

Loi Climat et résilience : tous formés à l’éco-conduite ?

Nous vous en parlions la semaine dernière, la loi Climat et Résilience a été votée à l’Assemblée Nationale et nous avons identifié un amendement qui a fait moins de bruit que d’autres (comme l’interdiction des vols domestiques en cas d’alternative de moins de 2h30) : l’introduction d’une obligation de formation à l’éco-conduite. Les sociétés privées de plus de 100 véhicules et les établissements publics de plus de 20 véhicules sont concernés. Une formation à l’éco-conduite devient donc obligatoire, tout comme une formation à l’utilisation des véhicules hybrides rechargeables en mode électrique pour les nouveaux propriétaires de ces véhicules.

Pour rappel, une personne formée à l’éco-conduite peut réduire sa consommation de carburant jusqu’à 20%, et baisser ses émissions de GES d’autant. Les bénéfices sont donc économiques et climatiques.

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus, nous vous mettrons en relation avec notre partenaire privilégié expert en matière de formation à l’éco-conduite.

 

Les transports et les bâtiments intégrés dans le marché du carbone européen

Nous vous en parlions ces dernières semaines, la Commission Européenne devrait présenter en juin ses propositions pour renforcer les mécanismes favorisant la réduction des émissions de GES. Les attentes portent notamment sur un renforcement du système d’échanges des quotas d’émissions, le marché du carbone réglementé (SEQE, ou EU Emissions Trading System) et sur l’éventuelle instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union Européenne.

Dans ce contexte, la Présidente de la Commission Européenne, Ursula Von der Leyen, nous a donné la semaine dernière un aperçu des annonces de juin, en affirmant que les secteurs du transport et du bâtiment seront également couverts par un mécanisme d’échange de quotas d’émissions.

Pour rappel, à ce stade, le marché européen du carbone s’applique essentiellement aux secteurs de la production d’énergie et aux activités très intensives en énergie, et donc généralement très émettrices de GES. Il s’agit notamment des raffineries, des aciéries ou de la production d’aluminium, des cimenteries ou encore de certaines activités du secteur de la chimie.

Enfin, il n’est pas encore précisé si les transports et le bâtiment seraient inclus dans le système actuel (SEQE) ou s’ils seraient couverts par un nouveau mécanisme, qui resterait à définir.

 

Bonus : L’année 2020 est classée parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées, d’après l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), qui considère également que la décennie 2011-2020 est la plus chaude jamais enregistrée. L’étude de l’OMM s’appuie principalement sur 5 jeux de données internationaux, dont des données provenant de la NASA (l’agence spatiale américaine) ou encore du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et de son agence Copernicus. D’après les données de Copernicus, 2020 est même l’année la plus chaude jamais enregistrée (à égalité avec 2016) et la température moyenne sur le globe a été 1,25 °C plus chaude que la moyenne de l’ère préindustrielle 1850-1900*.

 

*https://climate.copernicus.eu/copernicus-2020-warmest-year-record-europe-globally-2020-ties-2016-warmest-year-recorded



22/04/2021

Deux actualités ont particulièrement attiré notre attention cette semaine : le sommet climatique organisé par le Président américain Joe Biden et qui devrait réunir plus de 40 dirigeants du monde, et le vote de la loi Climat et Résilience à l’Assemblée Nationale.

Les Etats-Unis de retour dans la course pour le climat ?

Prenant le contrepied de son prédécesseur Donal Trump, qui avait retiré les Etats-Unis de l’Accord pour le climat de Paris (2015), Joe Biden a invité une quarantaine de chefs d’Etat et de Gouvernement à échanger sur le climat jeudi 22 et vendredi 23 avril. Le sommet se tient par ailleurs quelques mois avant la COP 26, prévue en novembre en Ecosse.

L’objectif de Joe Biden est de restaurer la crédibilité américaine sur les sujets climatiques, alors que de nombreux Etats prennent des engagements de plus en plus ambitieux, notamment en Europe, et que même la Chine, grand rival de Washington, a récemment annoncé viser la neutralité carbone à horizon 2060. Pour rappel, les faits et gestes de la Chine et des Etats-Unis sur la question climatique sont surveillés de près par les citoyens et les experts, puisqu’ils représentent respectivement 28% et 15% des émissions de CO2 liées aux énergies fossiles (d’autres émissions de gaz à effet de serre doivent également être prises en compte), d’après les données de l’Agence Internationale de l’Energie.

Les premiers signes positifs en provenance de Joe Biden

Joe Biden a choisi de nommer, dès son entrée en fonction, un émissaire spécialement dédié à la question climatique en la personne de John Kerry, ancien secrétaire d’Etat américain et négociateur en chef de la délégation américaine pendant les discussions de l’Accord de Paris.

John Kerry a d’ailleurs rendu visite à son homologue chinois, Xie Zenhua, ces derniers jours. Xie Zenhua est sorti spécialement de sa retraite, lui qui avait également officié en 2015 du côté de la délégation chinoise, pour assurer lui aussi une fonction d’émissaire spécial sur le climat pour le compte du gouvernement chinois. Les deux hommes ont déclaré vouloir coopérer sur les enjeux climatiques et se sont engagés à prendre des actions « en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris ».

Ces déclarations sont parvenues quelques jours avant que la participation du Président chinois soit confirmée.

Vers un renforcement des engagements de réduction des émissions des Etats-Unis ?

Sous l’administration Obama, les Etats-Unis se sont engagés à réduire, à horizon 2025, leurs émissions de 26% à 28% par rapport à 2005. Si Donald Trump avait méthodiquement sapés les mesures environnementales prises par Barack Obama, Joe Biden envisage de positionner son pays comme un leader de la lutte contre le changement climatique. Au-delà du retour dans l’accord de Paris, le 46ème Président américain a dévoilé ces dernières semaines un projet d’investissements massifs dans les infrastructures de USD 2 000 milliards, dont une part significative est destinée à la transition écologique (USD 170 milliards pour le véhicule électrique, USD 100 milliards pour les réseaux électriques, etc.).

Enfin, Joe Biden pourrait annoncer à l’occasion de ce sommet un objectif ambitieux de réduction des émissions de 50% d’ici à 2030 par rapport au niveau de 2005. Un effort d’autant plus exigeant que l’économie des Etats-Unis est très dépendante des énergies fossiles, comme l’illustre son statut de premier producteur mondial de pétrole depuis quelques années.

 

La loi Climat et résilience votée à l’Assemblée Nationale

Autre sujet d’actualité, la loi Climat et Résilience a été votée samedi 17 avril à l’Assemblée Nationale. Parmi les mesures emblématiques, on recense la création d’un délit d’écocide, qui sanctionnera des dommages « graves et durables » causés à l’environnement sur une période prolongée, ou la fin de certaines liaisons aériennes intérieures en cas d’alternative en train de moins de 2h30 (la Convention Citoyenne pour le Climat préconisait quant à elle une interdiction en cas d’alternative de moins de 4h, éliminant une part encore plus importante des liaisons intérieures françaises).

Autre point saillant, la location des logements considérés comme des « passoires thermiques » – ceux de catégorie F et G – sera interdite à partir de 2028, et les biens classés E seront également concernés à partir de 2034.

Le Sénat devrait examiner le texte en juin avant un très probable retour à l’Assemblée pour le vote définitif.

L’avis du Haut Conseil pour le Climat

Au-delà du contenu de cette loi, nous nous sommes penchés sur l’avis du Haut Conseil pour le Climat* (HCC), une instance indépendante et consultative placée auprès du Premier Ministre, qui offre un éclairage méthodologique quant à l’évaluation de l’impact « climatique » de cette loi. Les recommandations du HCC pourraient inspirer, dans les années à venir, une nouvelle grille d’analyse pour les pouvoirs publics.

Des progrès dans l’évaluation des impacts malgré des limites évidentes

S’il reconnaît des progrès dans l’étude d’impact de cette loi Climat et Résilience (référence à la Stratégie Nationale Bas Carbone** – SNBC, efforts de quantification des mesures sur les émissions), le HCC pointe plusieurs limites et préconise notamment les mesures suivantes :

-améliorer la transparence des méthodologies et hypothèses retenues pour l’évaluation des impacts des mesures contenues dans la loi

-évaluer quantitativement et qualitativement l’impact du projet de loi sur les indicateurs clés de la SNBC et préciser comment il se positionne vis-à-vis des budgets carbone définis pour les années à venir (jusqu’à 2033)

-assurer un suivi de la mise en oeuvre des mesures, prévoir d’éventuels mécanismes d’ajustements et une évaluation des résultats obtenus

Dans la perspective d’une réduction significative des émissions de GES, où le cadre réglementaire se renforce, avec notamment une attention resserrée sur la comptabilité des émissions et leur publication, on peut imaginer que les décisions gouvernementales et les textes législatifs seront de plus en plus examinés à l’aune de leur impact climatique.

Vers une évaluation accrue de l’impact climatique des textes de loi

Dans ce cadre, une grille de lecture complémentaire de l’action gouvernementale semble se dessiner, comprenant notamment la définition d’indicateurs climatiques de référence et l’évaluation a priori et a posteriori de la contribution des décisions publiques – liées au climat ou non – aux objectifs de réduction des émissions de GES. Si la matrice climatique n’est pas encore totalement intégrée dans les processus de décision et de contrôle, la loi Climat et Résilience avance dans cette direction.

 

En bonus : Les Chefs d’Etat européens ont validé la révision à la hausse des ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’Union Européenne, qui avait été initiée en fin d’année 2020 par les députés européens. Cette décision porte à 55% l’objectif de réduction des émissions par rapport au niveau de 1990, soit mieux que les 40% visés jusqu’à présent. Plus d’une cinquantaine de textes réglementaires et directives seront par ailleurs modifiés dans les prochains mois pour aligner le cadre législatif de l’UE avec ces ambitions renouvelées.

 

*https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2021/02/hcc-avis-pjl-climat-resilience-1.pdf

**Keewe publiera prochainement une note dédiée à la Stratégie Nationale Bas Carbone



15/04/2021

La BCE se prépare à évaluer l’exposition des banques aux risques climatiques, avant que les banques examinent à leur tour le risque climatique de leurs clients

Luis de Guindos, vice-Président de la Banque Centrale Européenne (BCE), alerte sur les risques climatiques qui menaceraient les entreprises et les banques, au cas où les politiques climatiques ne seraient pas à la hauteur des enjeux. Ces risques climatiques se traduiront pour les entreprises par une hausses des coûts et/ou une baisses des profits, qui pourraient même mener à la faillite.

En ligne de mire, si la BCE poursuit ses travaux sur le risque climatique, on peut imaginer que les exigences prudentielles imposées aux banques – notamment le montant minimum de capital qu’elles doivent détenir – intégreront une composante « climatique ». Le levier prudentiel est d’ailleurs un des chantiers identifiés dans le Plan d’action sur la finance durable de la Commission Européenne, pour explorer comment le régulateur pourrait utiliser les obligations imposées aux banques pour favoriser la transition de l’économie vers un modèle bas carbone.

 

Suite à la crise financière de 2008, les dirigeants de la zone euro ont décidé de se doter d’une union bancaire, en complément de l’union monétaire en vigueur depuis la création de l’euro.

Cette union bancaire se traduit notamment par la mise en oeuvre de deux piliers :

  • le mécanisme de surveillance unique (MSU), qui assure la supervision des banques
  • le mécanisme de résolution unique (MRU), qui assure la gestion ordonnée d’une éventuelle défaillance d’une banque

La supervision des banques de la zone euro, un enjeu au niveau européen

Dans le cadre du MSU, la BCE procède, entre autres, à des tests de résistance (stress tests) pour évaluer la capacité des banques de la zone euro à encaisser des chocs financiers et économiques. Les résultats de ces tests permettent à la Banque Centrale Européenne d’identifier les banques les plus vulnérables et de mettre en place les mesures nécessaires pour les renforcer, en coopération avec les banques concernées et les autorités de supervision nationales (exemple : la Banque de France).

Pour rappel, les objectifs de la supervision bancaire européenne sont les suivants* :

  • assurer solidité du système bancaire européen
  • renforcer l’intégration et la stabilité financière
  • garantir la cohérence de la supervision bancaire à travers la zone euro

La BCE se préoccupe d’un nouveau type de risques : les risques climatiques

Au-delà des risques financiers traditionnels (risque de crédit, risque de liquidité, etc.), la BCE a conduit en 2021 un premier test de résistance climatique pour l’ensemble de l’économie européenne.

Ce test s’est concentré sur l’étude de l’impact de deux risques climatiques sur les entreprises et les banques : le risque physique et le risque de transition (un troisième** type de risque climatique, le risque de responsabilité, est mis de côté dans cette analyse).

Pour rappel, voici les définitions qu’en donnent Finance For Tomorrow*** :

-le Risque physique correspond aux pertes directes associées aux dommages causés par les aléas climatiques sur les acteurs économiques (exemples : augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes – canicules – et survenance d’événements chroniques – augmentation sur le long terme des températures, du niveau de la mer)

-le Risque de transition correspond aux conséquences économiques entraînées par la mise en place d’un modèle économique bas-carbone (exemples : nouvelles réglementations, comportement des consommateurs, innovations technologiques, etc.)

Pour ce faire, la BCE a compilé plusieurs types d’informations :

  • Différents scénarios climatiques et économiques à horizon 2050, produits par un groupement des plus grands banques centrales et superviseurs du monde, qui travaillent sur le développement de la finance verte et le rôle des banques centrales dans le changement climatique****(NGFS)
    • Un scénario de transition ordonnée et précoce (dès 2020) grâce à une réduction des émissions compatible avec une trajectoire 2.0°C, impliquant des politiques climatiques progressives
    • Une transition désordonnée basée sur une introduction tardive (2030) et brutale de politiques climatiques agressives pour atteindre l’objectif de 2.0°C
    • Le business as usual où aucune mesure additionnelle n’est prise et la hausse des émissions conduit à un réchauffement d’au moins 3°C en 2080
  • Des données climatiques couvrant les entreprises et les banques et permettant d’en déduire leur exposition aux risques climatiques – score climat, score carbone. Ces données concernent plus de 4 000 000 d’entreprises (états financiers, émissions de CO2, localisation des sites, etc.) et 2 000 banques (niveau d’exposition sectorielle, géographique)

Source : https://www.ecb.europa.eu/press/blog/date/2021/html/ecb.blog210318~3bbc68ffc5.en.html

 

Des conclusions qui prônent une transition ordonnée pour limiter les risques climatiques

La BCE estime qu’un scénario de transition ordonnée est préférable aux deux autres scénarios en vue de limiter l’impact des risques climatiques sur l’économie.

Dans ce scénario où des politiques climatiques sont instaurées rapidement et progressivement renforcées, le coût d’adaptation initial à ces mesures serait largement contrebalancé par un plus faible coût du risque physique à moyen- et long-terme, en comparaison aux autres scénarios.

La logique est la suivante : investir tôt dans la transition pour limiter le changement climatique et ses impacts négatifs à moyen / long terme sur l’économie.

Par ailleurs, l’étude de la BCE met en évidence l’hétérogénéité géographique et sectorielle du risque climatique, en notant que les entreprises les plus polluantes et celles situées dans les régions les plus exposées au risque physique (canicules et incendies en Europe du sud, inondations en Europe du nord, etc.) sont significativement plus exposées aux risques climatiques (jusqu’à 4 fois).

Vers une prise en compte renforcée du risque climatique par les banques et les autorités de supervision

La BCE va poursuivre ses travaux et compléter ces premiers résultats, notamment en examinant l’impact du risque climatique au niveau de chaque banque pour identifier les vulnérabilités individuelles.

Le risque climatique est à ce jour peu intégré aux modèles de risques des banques qui accordent des financements aux Etats, aux entreprises et aux particuliers. Cependant, alors que dirigeants politiques, organisations et citoyens se préoccupent de plus en plus de l’urgence climatique, le secteur financier avance vers une meilleure prise en compte de ces enjeux.

Au-delà des initiatives prises par les établissements de crédit en faveur du financement green (pour mitiger et s’adapter au changement climatique) ou de la sortie des activités les plus émettrices de CO2 (charbon), la supervision bancaire pourrait bientôt analyser la solidité des banques à l’aune de leur exposition aux risques climatiques.

En suivant cette logique, l’étape d’après devrait voir les banques gérer leurs risques climatiques, notamment en réduisant leur exposition à des sociétés clientes trop risquées d’un point de vue climatique (risque physique ou risque de transition).

La solution pour les entreprises : comprendre et évaluer son risque climatique

Du côté des entreprises, il est donc crucial de mesurer dès maintenant son exposition aux risques climatiques, pour se préparer aux changements de politiques des banques, qui vont progressivement intégrer la dimension climatique dans leur stratégie commerciale.

La première étape consiste à mesurer ses émissions de gaz à effet de serre (GES) pour comprendre son risque de transition. Ainsi, une entreprise très émissive de CO2, susceptible d’être pénalisée par de nouvelles contraintes réglementaires, pourrait enclencher les changements nécessaires avant de voir les banques se détourner d’elle.

Chez Keewe, nous mettons à la disposition de nos clients l’outil digital Photo Carbone, pour une première évaluation de vos émissions de CO2 ou pour établir votre Bilan GES réglementaire.

Contactez nous à climat@keewe.eu pour en savoir plus sur

 

Sources :

*https://www.bankingsupervision.europa.eu/about/thessm/html/index.fr.html

**Selon la classification des risques climatiques établie par Mark Carney dans son célèbre discours du 29 septembre 2015 (https://www.bankofengland.co.uk/-/media/boe/files/speech/2015/breaking-the-tragedy-of-the-horizon-climate-change-and-financial-stability.pdf?la=en&hash=7C67E785651862457D99511147C7424FF5EA0C1A)

***https://financefortomorrow.com/app/uploads/2019/09/Finance-for-Tomorrow-Le-risque-climatique-en-Finance.pdf

****Réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier (https://www.ngfs.net/en)



11/03/2021

Green Deal : l’Union Européenne explore la création d’une taxe carbone aux frontières, pour protéger l’UE des importations intenses en carbone et moins chères, qui concurrencent les entreprises européennes et constituent des « fuites carbones »

Dans le cadre du Green Deal, l’Union Européenne va revoir de nombreux textes pour renforcer la législation en matière environnementale, touchant de nombreux sujets comme les financements (définition des activités « vertes » grâce à la taxonomie, pour mieux orienter les investissements), les transports (fin de la voiture thermique en 2035), le logement, la construction ou encore l’économie circulaire (possible création d’un droit à la réparation) et le recyclage des déchets.

Nous avons également assisté ces derniers jours au premières réflexions en vue de la création d’un mécanisme de taxe carbone aux frontières de l’Union Européenne. Ce dispositif s’inscrit dans l’objectif de l’atteinte de la neutralité carbone d’ici 2050, en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat (limiter la hausse de la température moyenne sous les 2°C).

Quel rapport entre ces ambitions environnementales et une taxe carbone ?

Comme son nom l’indique, la taxe carbone vise à taxer le carbone, ou plutôt à taxer les biens dont la production génère des émissions de CO2, principale cause de l’augmentation de la température à la surface de la planète et du dérèglement climatique qui en découle.

A ce jour, ces conséquences, ou externalités, négatives liées aux émissions de CO2 sont peu prises en compte. En effet, les émissions de gaz à effet de serre (GES), au premier rang desquels le CO2, sont à ce stade peu réglementées, ce qui implique un prix du carbone implicitement proche de 0.

C’est là qu’intervient la tarification du carbone, dont la taxe carbone est un instrument, comme l’est également le marché des quotas d’émissions (ou droits à polluer) qui existe dans l’UE.

Vers une tarification plus généralisée du carbone, pour favoriser les activités les moins émettrices ?

En donnant un prix au carbone, ces mécanismes envoient un signal prix aux consommateurs et aux entreprises, qui pénalisent les biens et services les plus émetteurs de CO2 et orientent les capitaux (investissements, consommation) vers les acteurs moins émetteurs. Et les recettes qu’en tirent les gouvernements viennent muscler les ressources des Etats pour engager la transition énergétique et écologique.

Une taxe carbone aux frontières de l’UE pour protéger les entreprises européennes

La taxe carbone aux frontières de l’Union Européenne vise plusieurs objectifs :

  • Pénaliser les exportations destinées à l’UE les plus émettrices de CO2 (dans l’idée, pénaliser les importations dont l’intensité carbone est supérieure aux standards européens)
  • Mettre sur un pied d’égalité les entreprises européennes, soumises à des réglementations environnementales de plus en plus exigeantes et coûteuses, et les entreprises installées hors de l’UE, qui bénéficient souvent d’un cadre moins strict leur permettant de produire à moindre coût. L’objectif est donc de limiter les « fuites carbones », expression qui désigne la délocalisation des industries les plus émettrices de CO2.
  • Imposer, en quelque, un prix plancher aux émissions de CO2.

Ce projet initié par les députés du parlement européen sera bientôt entre les mains de la Commission Européenne, qui formulera sa proposition en juin, elle-même soumise ensuite aux Etats membres. Cette taxe carbone aux frontières pourrait entrer en vigueur en 2023.

La taxe carbone doit être considérée au regard d’un autre mécanisme, le système d’échange des quotas d’émissions (SEQE), ou European Union Emission Trading Systems (EU ETS), déjà en vigueur au sein de l’Union Européenne.

 

Une taxe carbone en complément du système d’échange des quotas d’émissions de l’UE (EU ETS), en vigueur depuis 2005 

Lancé en 2005, ce système est aussi désigné sous l’appellation de « marché des droits à polluer », puisque l’idée générale de ce dispositif est d’allouer aux secteurs d’activités les plus émetteurs de CO2 (sidérurgie, chimie, production d’électricité, bâtiment) un montant maximal d’émissions de CO2 par an (les quotas), dont le nombre total diminue chaque année pour atteindre les objectifs de réduction des émissions.

Si une entreprise génère plus d’émissions que les quotas qui lui sont attribués, elle doit en acheter la différence, ce qui revient à la pénaliser.

L’idée de ce mécanisme est plutôt de limiter le niveau maximal des émissions de CO2, en organisant la rareté des quotas, ce qui détermine un niveau d’équilibre du prix du CO2 sur le marché.

Au sein du marché européen des quotas d’émissions, la distribution des quotas aux différentes entreprises concernées se fait de deux façons:

  • Une allocation gratuite pour les secteurs (acier, ciment, notamment) soumis à la concurrence étrangère
  • Une mise aux enchères, pour les autres entreprises (secteur de l’électricité notamment) qui génère des recettes fiscales pour les gouvernements. Les revenus tirés de ces enchères par les gouvernements se sont chiffrés à près de EUR 14 milliards en 2019, dont au moins la moitié doit être utilisée à des fins climatiques ou liées à l’énergie, comme l’exige la directive européenne qui a créé le système d’échange des quotas.

Face aux limites de ce système de quotas, l’UE a pris plusieurs mesures, notamment pour faire remonter le prix des quotas de CO2 échangés sur le marché et pour accélérer la réduction du plafond des quotas alloués chaque année (-2.2% par an pendant la phase 4 SEQE, de 2021 à 2030).

Evidemment, ces deux mécanismes sont complémentaires. Certains députés européens plaident d’ailleurs pour une suppression des allocations gratuites de quotas d’émission, prévues pour limiter les fuites carbones évoquées plus haut, qui ne seraient plus nécessaires en cas de création d’une taxe carbone aux frontières.

 

La « taxe carbone », déclinée à l’échelle nationale dans plusieurs pays

D’autres formes de taxe carbone existent par ailleurs dans plusieurs Etats européens, comme en Suède où une taxe carbone touche les combustibles fossiles (carburant, fioul), au Royaume-Uni et même en France (depuis 2014).

Au Royaume-Uni, tout récemment sorti de l’Union Européenne, la taxe carbone instaurée en 2013 a provoqué une chute drastique de la part du charbon dans la production énergétique (passée de près de 40% en 2012 à moins de 2% en 2019*), associée à une hausse notable de la part des renouvelables. Concrètement, cette taxe impose aux producteurs d’électricité un prix plancher du carbone, amené à augmenter au fil des ans.

Pour la France, il s’agit d’une composante carbone intégrée dans le calcul de taxes sur les produits énergétiques (gaz naturel, charbon), dont l’augmentation régulière est prévue par la loi. Le gouvernement français avait prévu en 2018 d’accélérer l’augmentation de cette taxe, provoquant l’éclatement de la crise des gilets jaunes. Si le gouvernement a décidé d’annuler la hausse de cette taxe, cette dernière n’a pas pour autant disparu.

Comme le montrent les discussions en cours au niveau européen, l’identification des sources d’émissions de CO2 est centrale dans la compréhension des enjeux climatiques. C’est la première étape en vue d’atteindre les objectifs de réduction des émissions auxquels se sont engagées la France et l’UE, en vue de limiter le dérèglement climatique.

 

Keewe propose à ses clients la Photo Carbone, pour mesurer vos émissions de GES

C’est pour cela que Keewe a créé la Photo Carbone, pour permettre à nos clients de facilement mesurer leurs émissions de GES, première étape pour initier la transition bas carbone de votre entreprise et en tirer de nombreux bénéfices : renforcer votre marque, gagner des parts de marché, anticiper les changements réglementaires à venir, attirer de nouveaux talents sensibles à l’engagement de leur employeur.

Pour en savoir plus, contactez-nous à climat@keewe.eu

 

*https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/951195/Energy_Trends_December_2020.pdf



04/03/2021

Engager son entreprise dans une démarche de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE), quels avantages pour une PME ?

Pour certains, l’entreprise est une organisation principalement destinée à générer du profit pour ses actionnaires. L’économiste américain Milton Friedman, prix Nobel d’économie, affirmait ainsi dans un célèbre article du New York Times en 1970*, que la seule responsabilité d’une entreprise est de maximiser les profits des actionnaires. Pourtant, un débat existe bel et bien sur la nature des responsabilités de l’entreprise, au-delà du seul objectif de générer des profits.

D’autres auteurs, comme Dodd et Bowen, repris dans un rapport d’information du Sénat**, affirment dans la première moitié du 20ème siècle que l’entreprise porte également une « responsabilité sociale ».

C’est parce que nous penchons pour la thèse de Dodd et Bowen que nous aidons nos clients à engager leur transition écologique, facilement et à nos frais, via nos différents services (Photo Carbone, Dividende Planète, solutions pour réduire vos émissions, compensation carbone volontaire).

 

La RSE, qu’est-ce que c’est ?

Cette Responsabilité Sociétale (ou Sociale) de l’Entreprise (RSE), la Commission Européenne en donne la définition suivante : « l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes »***.  Autrement dit, la RSE vise à réunir, au niveau d’une entreprise, viabilité économique et impact positif sur l’environnement et la société, deux dimensions qui peuvent apparaître (à tort ?) comme contradictoires.

Plus concrètement, la norme ISO 26000 identifie 7 questions centrales qui composent la notion de RSE :

  • la gouvernance de l’organisation
  • les droits de l’homme
  • les relations et conditions de travail
  • l’environnement
  • la loyauté des pratiques
  • les questions relatives aux consommateurs
  • les communautés et le développement local

 

La politique RSE concerne historiquement plutôt les grandes entreprises

Les grandes entreprises doivent se conformer à certaines obligations légales et réglementaires, qui couvrent de plus en plus les différentes enjeux ESG : publication d’un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES),  reporting extra-financier (notamment via la réglementation européenne NFRD, en cours de révision), ou encore devoir de vigilance vis-à-vis des filiales et des sous-traitant (respect des droits humains, corruption, etc.). A ce jour, les entreprises de taille plus modeste ne sont pas soumises à des obligations aussi larges.

Cette démarche RSE est coûteuse pour les entreprises, qui doivent souvent faire appel à des cabinets externes pour la réalisation d’un bilan des émissions de GES ou mettre en oeuvre des procédures de contrôle spécifiques pour répondre aux exigences de la déclaration de performance extra-financière (reporting ESG). Certaines d’entre elles se sont dotées d’un département RSE, entièrement dédié au suivi de ces sujets en interne, et dont les missions peuvent varier, en fonction des ambitions de l’entreprise et du périmètre de cette équipe. Ses missions peuvent varier, allant de l’élaboration de supports de sensibilisation aux enjeux RSE pour le personnel, la recherche de partenaires pour diminuer l’empreinte environnementale de l’entreprise, ou encore la réalisation des bilans GES et du reporting extra-financier (si les compétences sont réunies au sein du département RSE).

Ce surcoût semble plus abordable pour les grands groupes, aux ressources financières et humaines plus importantes, que pour les PME aux moyens plus limités.

L’engagement RSE porte ses fruits : jusqu’à +15% de performance

La bonne nouvelle, c’est que les efforts déployés par les grandes entreprises sont récompensés. En effet, d’après plusieurs études, engagement ESG et performance vont de pair. Ainsi, la mise en oeuvre de pratiques RSE conduit à un gain de performance d’au moins 10% (et jusqu’à 15% si l’on mesure le profit par tête), d’après une étude de France Stratégie publiée en janvier 2016. Cette sur-performance se traduit également au niveau du cours de bourse, comme l’indique une étude de Bank of America, qui observe une sur-performance de 5 à 10 points de pourcentage des sociétés les plus engagées dans la RSE par rapport aux indices de référence.

 

A l’image des grandes entreprises, les PME peuvent retirer de nombreux avantages d’une politique RSE

Les PME, comme le grandes entreprises, ont de nombreux bénéfices à retirer de leur engagement RSE.

Anticiper les changements réglementaires : En mesurant dès maintenant leurs émissions de GES, les PME anticipent des changements réglementaires possibles : si l’obligation de publier un Bilan des émissions de Gaz à effet de serre (BEGES) ne concerne que les sociétés privées de plus de 500 salariés, plusieurs initiatives poussent en faveur d’une extension de cette obligation aux PME. Cette mesure a ainsi été proposée par la Convention Citoyenne pour le Climat et les crédits du plan de relance seront conditionnés à la mesure des émissions de l’empreinte carbone.

Gagner des parts de marché : En s’inscrivant dans une démarche RSE, les PME gagnent des parts de marché (ou tout simplement les préservent). De plus en plus de grands groupes et d’entités publiques, eux-même soumis à des obligations en matière de RSE, intègrent dans leurs processus de sélection de fournisseurs et sous-traitants des critères dits ESG. Ces exigences accrues des clients peuvent conduire à l’élimination des fournisseurs (souvent des PME) les moins engagés ou les moins bien notés par des organismes de rafting ESG. Les grands groupes doivent par exemple rendre des comptes sur la maîtrise de leur chaîne d’approvisionnement (les grands groupes sont notamment attendus sur les points suivants : conditions de travail et respect des droits humains chez les sous-traitants, impact environnemental des fournisseurs,…etc.).

Renforcer sa marque et la faire rayonner auprès des clients et des talents : En actant son engagement et en le faisant savoir, les PME fidélisent leur clientèle et se rendent plus attractives vis-à-vis de leurs salariés et des futurs talents et jeunes diplômés. Les étudiants sont en effet plus exigeants envers les employeurs et attendent une prise en compte des enjeux ESG (comme en témoigne le « Manifeste des étudiants pour un réveil écologique », signé par plus de 30 000 étudiants). 

Augmenter la force de son modèle économique et améliorer sa résilience : En prenant la mesure des sujets ESG, et notamment des enjeux climatiques et des risques associés (risques physiques, risques de transition, risque de réputation ou encore risque de responsabilité), les PME peuvent identifier les transformations nécessaires à la transition vers un modèle bas carbone. Cette transition nécessitera des adaptations stratégiques multiples (éco-conception des produits & services, intégration d’une éventuelle tarification du carbone, etc.), qu’il est préférable de lancer volontairement et d’en faire des opportunités plutôt que de les subir comme des contraintes. 

Ancrage territorial : La démarche RSE permet également à une entreprise de s’ancrer dans un territoire, en créant des liens étroits avec les parties prenantes à l’échelle locale (commune/département/région, écoles/universités, écosystème de fournisseurs/clients) et de conforter son acceptation sociale.

 

Keewe, un outil pour la démarche RSE de votre entreprise

La dimension environnementale de la RSE prend de l’ampleur en raison d’une prise de conscience accrue des enjeux climatiques, résultant notamment d’une couverture médiatique renforcée et d’une plus grande demande des citoyens et consommateurs (notamment chez les jeunes générations).

C’est tout l’esprit de Keewe, qui met à disposition de ses clients les outils nécessaires au lancement de votre démarche de transition. Et votre transition se fait à nos frais!

Keewe met à disposition de ses clients la Photo Carbone pour mesurer facilement vos émissions de GES, en vue de vous aligner avec les évolutions probables de la réglementation appliquée aux PME. Avec la Photo Carbone, vous identifierez vos principaux postes d’émissions de CO2 et donc votre exposition/dépendance carbone, à prendre en compte dans votre stratégie de transition écologique (comment réduire cette dépendance carbone ? comment en faire une opportunité ?).

Par ailleurs, via le Dividende Planète reversé par Keewe, vous pouvez financer votre transition bas carbone.

Enfin, Keewe mettra à votre disposition les outils de communication nécessaires pour faire savoir votre engagement RSE à vos partenaires (clients, salariés, …etc), notamment sur les enjeux environnementaux.

 

*https://www.nytimes.com/1970/09/13/archives/a-friedman-doctrine-the-social-responsibility-of-business-is-to.html

**http://www.senat.fr/rap/r19-572/r19-572.html

***https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52011DC0681&from=FR

****https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs_etude_rse_finale.pdf



17/02/2021

Le 28 janvier 2021, le Ministère de la Transition écologique et l’ADEME ont lancé un nouveau dispositif pour accompagner les PME dans leur transition écologique. Concrètement, l’ADEME accorde des subventions significatives (de 5 000€ à 200 000€) aux entreprises pour financer les études et investissements nécessaires à leur transition vers un modèle bas carbone (exemple : jusqu’à 5 000€ de subvention, pour un Bilan des émissions de gaz à effet de serre).

 

Le contexte du plan de relance

Cette initiative intervient à un moment clé en France, où citoyens, entreprises et pouvoirs publics sont particulièrement attentifs aux enjeux climatiques (convention citoyenne pour le climat, projet de référendum, événements climatiques extrêmes répétés – incendies en Australie et en Sibérie, épisodes caniculaires qui se répètent en France, etc.).

Cette actualité se traduit également dans la loi. Ainsi, dans le cadre du plan de relance en réponse à la crise du Covid19, la loi votée fin décembre 2020* exige que les entreprises de 50 à 250 salariés, qui bénéficieront des crédits de ce plan, réalisent un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre (BEGES) avant fin 2023. Auparavant, cette obligation ne concernait que les sociétés de plus de 500 salariés (250 pour les établissements publics).

 

Quelles sont les entreprises éligibles ?

Le programme de subventions de l’ADEME concerne toutes les TPE et PME (SA, SAS, SARL…etc), à l’exception des auto-entrepreneurs, qui comptent moins de 250 salariés et ont un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros (l’ADEME renvoie vers la définition de PME au sens de la réglementation européenne, ici).

 

Quels sont les études et investissements éligibles aux subventions ?

Comme évoqué plus haut, plusieurs types d’études et investissements en faveur de la transition sont éligibles aux subventions.

Vous trouverez la liste exhaustive des actions éligibles définies par l’ADEME ici et une description détaillée . Voici quelques exemples, dont on retient notamment la première étape du bilan des émissions de GES et l’élaboration d’une stratégie de réduction, la décarbonations de votre mobilité (véhicule léger ou poids lourds) ou encore de vos infrastructures (isolation bâtiments, éclairage, équipement de froid commercial ou isolation des bâtiments) :

    • Bilan des émissions de GES : La réalisation d’un bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES) couvrant les émissions directes et indirectes —> la subvention pourra atteindre 80% du prix, dans la limite de 5 000€. Ce bilan doit être en conformité avec la méthode réglementaire ou les normes internationales en vigueur (ISO 14064, ISO 14069) et devra nécessairement inclure une proposition de plan d’actions
    • Rénovation des bâtiments : Des travaux de rénovation énergétique avec un objectif de réduction de la consommation d’énergie de 50% —> la subvention pourra monter jusqu’à 5 000€
    • Mobilité : Flotte de véhicules propres : Le remplacement de votre flotte de véhicules dits « thermiques » (essence ou diesel notamment) par des véhicules électriques, y compris poids lourds
    • Eclairage : L’installation d’éclairage LED, qui permet de réduire très significativement la consommation d’électricité par rapport à aux ampoules classiques
    • Equipement de froid commercial : L’isolation de meubles de vente réfrigérés ; le remplacement de fluides dans les équipements frigorifiques commerciaux par des fluides ayant moins d’impact sur le réchauffement climatique
    • Isolation et ventilation des bâtiments industriels
    • Economie circulaire et gestion des déchets (exemples : état des lieux, diagnostic pour réduire les emballages, etc.)
    • Eco-conception et labélisation (exemple : premier pas dans l’éco-conception via sensibilisation / formation à la démarche par un professionnel, mise en oeuvre de l’éco-label européen)

 

Quelle est la démarche à suivre pour obtenir ces subventions ?

Contactez l’équipe Keewe à l’adresse climat@keewe.eu, nous vous expliquerons la démarche à suivre.

En quelques mots, il faut renseigner le fichier « ADEME Tremplin transition écologique », pour identifier votre société et sélectionner les études / investissements pour lesquels vous sollicitez une (des) subvention(s).

Les points d’attention :

    • L’ADEME ne vous accordera pas de subvention si le montant des aides est inférieur à 5 000€ ou supérieur à 200 000€ (attention, il s’agit bien ici du montant des aides – et non du prix des prestations – qui doit être compris entre 5 000€ et 200 000€)
    • L’ADEME vous demandera de joindre au dossier un devis pour la plupart des études et/ou investissements pour lesquels vous solliciterez une subvention (vous pouvez savoir si un devis est demandé en consultant le fichier excel)
    • Certaines subventions ne sont accordées qu’à des entreprises relevant de secteurs d’activité (sur la base du code APE/NAF) ou zones géographiques bien spécifiques (exemples : tourisme durable, bâtiments industriels)
    • Les études / investissements qui n’apparaissent pas dans la liste fournie par l’ADEME ne sont pas éligibles aux subventions

*LOI n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021



10/02/2021

72% des dirigeants de PME n’ont jamais envisagé d’effectuer une comptabilité carbone selon le projet collectif de recherche « Comptabilité et Stratégie Carbone des PME » financé par l’ADEME, l’Agence publique pour la transition écologique.

Il s’agit pourtant d’un sujet qui prend de plus en plus d’ampleur à mesure que l’urgence climatique occupe la scène publique. Alors qu’est-ce que la comptabilité carbone et pourquoi est-ce si important dans les politiques de transition écologique ?

Chauffer des locaux, nous déplacer en utilisant des énergies fossiles (gaz, carburants pétroliers…), brûler nos ordures, produire des matières premières, élever du bétail, utiliser des engrais agricoles ou décomposition de nos déchets, etc. toutes nos activité émettent des gaz à effet de serre (GES), comme le CO₂.

Ainsi, toute entreprise, même du secteur tertiaire, utilise de l’énergie, des produits ou des services dont la conception, l’utilisation et la fin de vie ont produit des GES. De manière directe ou indirecte, elle possède donc une empreinte carbone. La première étape d’une stratégie de réduction est de mesurer cette empreinte grâce à la comptabilité carbone.

 

Rapide historique

Si les premières traces de la comptabilité remontent à l’antiquité, la discipline qui vise à comptabiliser en particulier le carbone est bien plus récente. Les premiers outils permettant la comptabilisation du carbone datent en effet du début des années 2000 : 2001 pour la première édition du GHG protocol, 2003 pour la première version de la méthode Bilan Carbone® développée au sein de l’ADEME.

Même s’il n’existe pas une définition unique de la comptabilité carbone, on peut dégager plusieurs éléments communs, d’après les chercheuses Kristin Stechemesser et Edeltraud Günther (Carbon accounting: a systematic literature review. Journal of Cleaner Production, 2012) :

  • des gaz à effet de serre (GES) à comptabiliser, souvent les 6 gaz énumérés dans le protocole de Kyoto
  • un périmètre d’étude (un produit, un projet, une organisation, un territoire local, national voire global)
  • une mesure (monétaire, physique) de ces GES

 

Bilan Carbone, Bilan GES, réglementation, comment s’y retrouver ?

Selon l’ADEME, la comptabilité carbone consiste donc à quantifier l’ensemble des émissions produites par l’activité d’une entreprise. Il s’agit de dresser un état des lieux dans le but d’identifier des leviers d’actions de réduction.

Pour ce faire, il existe plusieurs méthodes en France. La première a été développée par l’ADEME au début des années 2000. Très exhaustive, elle couvre toutes les sources d’émission d’une entreprise : énergie, marchandises, services, fret, émissions fugitives liées à la climatisation, déplacements, immobilisations, déchets, fin de vie des produits… Elle est aujourd’hui animée par l’Association Bilan Carbone, qui en détient les droits et forme les entreprises et les consultants à son utilisation.

Apparu plus tardivement, le Bilan GES (ou BEGES) est une méthode réglementaire introduite en 2010 lorsque l’État a décidé de rendre la comptabilité carbone obligatoire pour les très grandes entreprises. Concrètement, il s’agit aussi d’une évaluation de la quantité annuelle de gaz à effet de serre émise par les activités d’une entreprise. La réglementation utilise une classification prédéfinie : les scopes. Pour réaliser son Bilan GES, il faut calculer les émissions relatives à ces scopes, bien que seuls les scopes 1 & 2 soient obligatoires pour publier son bilan, et les restituer selon un format prédéfini. Ils correspondent à l’origine des émissions :

  • Scope 1 : toutes les émissions dégagées directement par l’utilisation d’énergies fossiles. Du gaz, du fioul ou du bois pour chauffer des bâtiments ou faire fonctionner des machines, du carburant pour les véhicules, etc.
  • Scope 2 :  les émissions dites indirectes dues à la consommation d’électricité ou à l’utilisation de réseaux de chaleur collectifs, par exemple.
  • Scope 3 : le reste des émissions indirectes : traitement de ses déchets, production des matières premières ou services utilisés, transport de marchandises ou de salariés, immobilisation de biens, l’utilisation et la fin de vie des produits…

 

Quelles sont les obligations liées à la comptabilité carbone en France ?

En France depuis 2010, la loi (loi Grenelle II) oblige les grandes entreprises (+500 salariés en métropole, +250 en Outre-mer), les collectivités de plus de 50 000 habitants (régions, départements, communes, etc.), les établissements publics (+250 salariés) et les services de l’Etat à publier un Bilan GES.

Pour les sociétés de moins de 500 salariés, dont notamment les Petites et Moyennes Entreprises, il n’existe pas d’obligation légale à ce stade mais le sujet revient de plus en plus dans le débat public. La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) a par exemple proposé d’élargir le champ d’application du BEGES réglementaire à toutes les entreprises.

Si la concrétisation de cette proposition de la CCC n’est pas encore actée, l’article 244 de la loi de finances pour 2021, voté en décembre 2020, a d’ores et déjà conditionné les aides du Plan de Relance post-COVID à l’établissement d’une mesure de l’empreinte carbone simplifiée pour les entreprises de plus de 50 salariés (en attente de précisions par décret).

Pour aider les entreprises, Keewe a développé Photo Carbone, un outil qui permet d’estimer de manière très complète leur empreinte carbone. Développée en partenariat avec l’Association Bilan Carbone, cette Photo Carbone vous offre un panorama de vos émissions en les classant en catégories intuitives et facilement exploitables. Photo Carbone vous permet aussi de calculer le Bilan GES scopes 1 & 2 et de le restituer selon les formes exigées par la réglementation en vigueur.

 

Pourquoi comptabiliser ses émissions ?

Selon Kristin Stechemesser et Edeltraud Günther, la comptabilité carbone évalue les émissions de gaz à effet de serre pour des buts internes (comptabilité de gestion) mais aussi externes (comptabilité financière).

Chez Keewe, nous pensons que la finalité interne est primordiale : savoir où se situent les principales sources d’émissions de votre entreprise est indispensable pour mettre en œuvre des actions de réduction. C’est la formule « Compter pour savoir, Savoir pour agir, Agir pour réduire » énoncée dans le rapport parlementaire paru en amont de la loi Grenelle II en 2010. De plus, considérant l’évolution future du prix des matières fossiles, il est important d’évaluer sa dépendance carbone pour construire des alternatives dès aujourd’hui.

Nous estimons également que la finalité de reporting externe est cruciale car il se pourrait que la comptabilité carbone devienne partie intégrante de la comptabilité « classique » (ou financière) que nous avons l’habitude de manipuler dans nos entreprises. Tout d’abord en raison des évolutions de la réglementation dont nous parlions plus haut et qui renforcent considérablement les exigences de comptabilité carbone. Mais aussi en raison du marché, de plus en plus sensible aux engagements des entreprises (consommateurs, grandes entreprises regardantes sur leurs fournisseurs, salariés, etc.)

C’est pour cela que Keewe souhaite mettre à disposition de ses clients les outils nécessaires à la gestion interne du carbone (identifier et réduire vos émissions) et à la bonne présentation et communication de ces données vers l’extérieur, pour anticiper les changements réglementaires à venir et pour démontrer votre engagement auprès de vos partenaires, clients, fournisseurs, État et collectivités, etc.

 

Une question ? Contactez-nous en écrivant à climat@keewe.eu



03/02/2021

L’écologie sera l’enjeu majeur des prochaines années

La France a inscrit dans la loi l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) a exigé l’établissement obligatoire d’un bilan d’émissions de gaz à effet de serre pour toutes les entreprises et non plus uniquement les grands groupes. La CCC comme le Conseil économique, social et environnemental (CESE) recommandent l’introduction de critères verts dans l’attribution des marchés publics et des subventions publiques. Ainsi, les subventions du plan de relance post-COVID seront conditionnées à la réalisation d’un bilan.

Diagnostics énergétiques, scores carbone des produits, etc. Les réglementations relatives à l’environnement ne feront qu’augmenter dans les prochaines années.

 

Un enjeu à fort impact pour les entreprises

Ne serait-ce que par l’évolution inexorable de la réglementation, les entreprises sont en première ligne lorsqu’il s’agit de transition écologique.

Elles font en effet face à un risque d’adaptation très fort lié à la transition vers une économie bas-carbone. Nouvelles taxes, investissements pour répondre à de nouvelles réglementations, investissements technologiques…  toutes ces obligations, si elles ne sont pas satisfaites, pourront conduire à une baisse de compétitivité.

À bien moins long terme que l’on ne le pense, les entreprises devront aussi prendre en compte le risque physique lié au changement climatique. Concrètement, les impacts pour une entreprise peuvent concerner les bâtiments les plus à risques (inondations, inconfort thermique dans les bureaux en période de canicules, fragilisation structurelle causée par des sécheresses), les équipements électroniques soumis à des pics de chaleur, ou encore la dégradation des stocks de denrées périssables (notamment en cours de transport). Ces dégâts liés au climat, les assureurs français les ont identifiés et ont estimé, dans une étude de 2015 que les dommages matériels causés par le climat devraient augmenter de 90% d’ici à 2040 (par rapport au 25 ans précédents). On peut citer le cas du fournisseur d’électricité californien PG&E, qui a fait faillite après avoir été soupçonné d’être à l’origine des incendies géants qui ont ravagé la Californie en 2019. Ces feux auraient été déclenchés par une négligence de PG&E (mauvais entretien de ses équipements), une cause indépendante du changement climatique. Mais ces feux ont été favorisés et amplifiés par des épisodes de sécheresse récurrents et accentués depuis 15 ans, liés au changement climatique.

Enfin, le risque réputationnel lié au changement des mentalités et des habitudes de vos clients n’est pas à négliger. Consommateurs et collaborateurs tiennent de plus en plus à l’engagement social et environnemental des marques qu’ils consomment ou pour lesquelles ils travaillent. Un bad buzz menant à la dévalorisation d’un produit ou d’une marque sur le marché est vite arrivé. À l’inverse, les fournisseurs écologiquement responsables sont avantagés lors d’appels d’offres auprès de grands groupes aux exigences RSE en augmentation. Ils attirent et conservent les talents en leur sein et prennent un temps d’avance financièrement non négligeable.

Enfin, on peut souligner le risque de responsabilité, c’est-à-dire la possibilité d’être poursuivi en justice pour son inaction sur la question climatique. La multiplication des recours en est une illustration récente. L’État, attaqué en justice par les associations de l’Affaire du Siècle, vient d’être condamné pour inaction face au changement climatique et reconnu responsable d’un préjudice écologique. Les entreprises seront-elles les prochaines sur la liste ?

D’ailleurs, le marché ne s’y trompe pas : selon une étude McKinsey, depuis 2014, l’investissement dans les entreprises durables et environnementalement responsables a augmenté de 68%. En 2019, il représentait 30 milliards de dollars (*Five ways that ESG creates value, nov. 2019).

 

Un impact démultiplié pour les PME

Les TPE-PME occupent une place privilégiée dans le tissu économique français. Elles représentent 10% du PIB français et 14% des émissions de CO2 du pays. Elles emploient plus de 50% de la population. Pourtant, selon le CESE, ce sont les entreprises qui ont le moins de moyens à leur disposition pour anticiper le dérèglement climatiques, que ce soit en termes d’information, de financement, de temps ou de ressources humaines.

Parmi les dirigeants de ces entreprises,  80% estiment que le changement climatique appelle une réaction d’urgence, mais seulement 70% d’entre eux ont entendu parler de comptabilité carbone. Mesurer ses émissions est pourtant le premier pas vers une économie bas-carbone.

Et il y a urgence : selon Bpifrance, près d’un tiers des dirigeants de PME-ETI déclarent avoir d’ores et déjà été impactés par des évènements climatiques et environnementaux (Les dirigeants de PME-ETI face à l’urgence climatique, 2020).

Et vous, à quels risques climatiques êtes-vous exposés ?

Prenez en mains vos sujets carbone dès maintenant avec les outils de Keewe : mesure de vos émissions, conseils de réduction, financement par un cashback écologique sur vos services bancaires et éco-projets à soutenir directement via votre espace client, on a tout prévu !

 



27/01/2021

Les climatologues et les scientifiques sont formels : la Terre se réchauffe rapidement. L’augmentation des gaz à effet de serre d’origine humaine en est la cause, avec pour conséquences des crises sanitaires, sociales et économiques, écologiques et humanitaires dont nous constatons déjà les prémices. En cela, la lutte contre le changement climatique constitue une opportunité de transition hors du commun, vers un fonctionnement plus écologique, créateur d’emplois, d’innovations et de bonnes conditions de vie à toutes les échelles.

 

Réchauffement, dérèglement, changement, quelle définition ?

 

Le réchauffement climatique est le phénomène d’augmentation de la température moyenne à la surface de la Terre, du fait de la présence excessive dans l’atmosphère des gaz dits “à effet de serre”. On utilise aussi les termes de changement climatique ou de dérèglement climatique car l’on remarque des modifications importantes des phénomènes climatiques terrestres : fréquence plus élevée de canicules, des tempêtes, des ouragans, augmentation des précipitations, etc.

Il faut faire la différence entre réchauffement climatique et météo : ce n’est pas parce que l’on observe un hiver très froid à un endroit que cela met en doute la réalité du réchauffement planétaire, qui est observé sur des échelles de temps plus étendues et de vastes zones géographiques.

 

Comment fonctionne l’effet de serre ?

 

La Terre reçoit en permanence de l’énergie du soleil. Une part de cette énergie est  absorbée par la surface terrestre, les sols, les océans, qui se réchauffent. En contrepartie, la planète renvoie une part de cette énergie sous forme de rayonnements infra-rouges, d’autant plus intenses que les surfaces sont chaudes. Dans l’atmosphère, des gaz naturellement présents, comme l’ozone (O3), la vapeur d’eau (H20), le protoxyde d’azote (NO2), le méthane (CH4) ou le dioxyde de carbone (CO2) réverbèrent vers la Terre ce rayonnement infrarouge. Et ainsi de suite. C’est que l’on appelle l’effet de serre et c’est ce qui permet de réchauffer la température terrestre.

 

Crédits : Meem/DICOM

Il s’agit en effet d’un phénomène naturel qui permet à la Terre de conserver une température moyenne habitable : sans cela, la température moyenne à la surface de la terre serait au plus de -19°C au lieu des 15°C que nous connaissons aujourd’hui !

 

Les activités humaines en cause dans le dérèglement climatique

 

La planète a gagné plus de 1°C depuis le milieu du XIXe siècle, c’est-à-dire le début de la révolution industrielle. L’homme a modifié l’équilibre climatique planétaire en produisant massivement des gaz à effet de serre (GES). Il s’agit principalement du CO2 (77% des émissions) dégagés par la combustion des énergies fossiles comme le pétrole, le charbon, le gaz. C’est aussi le cas du méthane produit par notre agriculture intensive et la création de nos décharges ou d’autres gaz spécifiques comme les gaz réfrigérants. De plus, les activités humaines, comme la déforestation, participent à la réduction de ce que l’on appelle les “puits de carbone”, c’est-à-dire ce qui stock des gaz à effet de serre et évite qu’ils n’arrivent dans l’atmosphère : les océans, les forêts. Non seulement, nos activités émettent trop de GES mais elles réduisent aussi les capacités de la planète à les absorber.

Ainsi, les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) affirment avec 95% de certitude que les activités humaines sont responsables de l’augmentation des températures observée depuis 1950. Selon eux, en continuant sur notre trajectoire actuelle, la température moyenne augmentera de 2°C à 3,5°C d’ici 2100.

Si cela ne semble pas dangereux de prime abord, il faut savoir que l’équilibre de notre planète est très subtile. Gardons en tête que pendant la période glaciaire, avec seulement 4°C de moins en moyenne à la surface de la Terre, la glace recouvrait toute l’Europe du Nord et le niveau des océans était 100 mètres plus bas !

 

Le dérèglement climatique, quels impacts pour la planète ?

 

En raison de cet équilibre subtile, le changement climatique impacte très fortement la Terre. Il est à l’origine d’une augmentation des évènements climatiques extrêmes tant en nombre qu’en intensité. C’est le cas des canicules, tempêtes, ouragans, pluies et crues violentes, feux de forêts. En provoquant élévation du niveau de la mer, acidification des océans, modification des dates de floraison, sécheresses, apparition de nouvelles maladies, hausse de la température de l’eau, défaillance de la pollinisation… le réchauffement climatique met en danger la qualité de vie des espèces terrestres, humanité comprise.

Vous pouvez retrouvez la carte Le Monde des changements climatiques ici.

Certes le constat est alarmant et il nous faut agir. C’est pourquoi l’Accord de Paris a engagé les États à « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques ».

Les choix que nous faisons dès aujourd’hui sont essentiels et il convient dès à présent de réfléchir à des stratégies pour engager une transition sereine vers une société bas carbone.

C’est pour répondre à cet objectif que Keewe a lancé les premiers services bancaires permettant aux entreprises d’enclencher leur transition écologique en mesurant, réduisant et compensant leurs émissions de gaz à effet de serre.

 

 

 

Pour aller plus loin :