• 1. Qu’est ce que le changement climatique ?
  • 2. Quelles sont les conséquences du changement climatique ?
  • 3. Qu’est-ce que l’accord de Paris ?
  • 4. Pourquoi et comment mesurer les émissions de gaz à effet de serre de mon entreprise avec Keewe ?
  • 5. Que deviennent les données liées aux émissions de gaz à effet de serre de mon entreprise collectées par Keewe ?
  • 6. Comment faire pour réduire les émissions de GES de mon entreprise ?
  • 7. Compensation carbone et contribution carbone, quelle différence ?
  • 8. Crédits carbone, marchés réglementés et marché volontaire, de quoi parle-t-on ?
  • 9. Quel est l’intérêt pour mon organisation de réaliser un Bilan GES ?
1. Qu’est ce que le changement climatique ?

Vue générale

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) définit le changement climatique comme étant la variation de l’état du climat, qu’on peut détecter (par exemple au moyen de tests statistiques) par des modifications de la moyenne et/ou de la variabilité de ses propriétés et qui persiste pendant une longue période. Les experts ayant établi le lien entre le changement climatique accéléré observé depuis le début de l’ère industrielle et les émissions de gaz à effet de serre, c’est bien sur ces gaz que nous devons agir en réduisant drastiquement les émissions. Et comme les gaz à effet de serre rejetés, mis à part la vapeur d’eau, mettent du temps à être évacués de l’atmosphère, nos actions d’aujourd’hui auront un impact sur le climat des années à venir.

Pour aller plus loin

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), distingue

    • les changements climatiques attribuables aux activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère (via les émissions de gaz à effet de serre), et sont observés sur une période de temps courte à l’échelle de l’humanité (en gros, depuis le début de l’ère industrielle)
    • la variabilité du climat imputable à des causes naturelles (ex : énergie solaire reçue par la Terre, activité volcanique, dérive des continents) qui se produit, elle, sur des périodes de temps significativement plus longues.
2. Quelles sont les conséquences du changement climatique ?

Vue générale

Les conséquences du changement climatique se font déjà sentir et sont notamment reprises dans les différents rapports du GIEC. En voici quelques exemples :

    • L’augmentation d’au moins 0,8°C de la température moyenne à la surface de la Terre, quand on compare la période 2006-2015 à la période 1850-1900
    • L’augmentation de la fréquence des vagues de chaleur dans la plupart des régions continentales
    • Le réchauffement et l’acidification des océans
    • La hausse en fréquence, en intensité et/ou en abondance des épisodes de fortes précipitations sur le globe
    • Le risque accru de sécheresse dans la région méditerranéenne
    • Le rythme d’élévation du niveau moyen des mers depuis 1850, qui est supérieur au rythme moyen des deux derniers millénaires

Au-delà des impacts déjà observés, les experts s’accordent à dire qu’une augmentation de la température moyenne de 1,5°C, et a fortiori de 2°C, accentuerait davantage encore les conséquences du réchauffement climatique.

3. Qu’est-ce que l’accord de Paris ?

Vue générale

En 2015, 195 Etats se sont engagés à signer l’accord de Paris (dans le cadre de la COP21), qui est un cadre international visant à éviter un changement climatique dangereux en limitant le réchauffement nettement en-dessous de 2°C et en poursuivant les efforts pour le limiter à 1,5°C (par rapport aux niveaux pré-industriels). L’accord prévoit aussi de renforcer les moyens des Etats pour affronter les conséquences du changement climatique.

En France, la Stratégie Nationale Bas Carbone prévoit une trajectoire de réduction des émissions d’ici à 2030, avec une déclinaison par secteur d’activité et un objectif de baisse de 40% par rapport aux émissions de 1990. Toutes les entreprises françaises sont donc concernées par l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

De son côté, l’Union Européenne a revu à la hausse ses ambitions de réduction des émissions de CO2 en fin d’année 2020, avec un nouvel objectif de baisse de 55% (contre -40% auparavant) par rapport au niveau de 1990.

Pour aller plus loin

L’institut de recherche économique Rexecode a réalisé les projections suivantes quant à l’évolution des émissions de gaz à effet de serre pour la France, l’Union Européenne et le monde dans son ensemble :

    • Les émissions de la France ont été de 441 Millions de tonnes de CO2-équivalent  (Mt CO2e) en 2019 et devraient diminuer à 315 Mt CO2e en 2030 (contre un objectif de 310 Mt CO2e fixé par la Stratégie Nationale Bas Carbone)
    • L’Union Européenne a émis de 3 664 Mt CO2e en 2019 et pourrait atteindre 2 717 Mt CO2e en 2030 (contre un objectif de 2 186 Mt CO2 fixé par le Conseil Européen en décembre 2020)
    • A l’échelle mondiale, Rexecode anticipe une augmentation des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030, celles-ci passant de 49,2 milliards de tonnes d’équivalent pétrole en 2019 à 55,6 milliards en 2030 (alors que pour atteindre la neutralité carbone dans la deuxième partie du siècle, il serait nécessaire de les réduire à 35 milliards de tonnes au point de passage de 2030).
4. Pourquoi et comment mesurer les émissions de gaz à effet de serre de mon entreprise avec Keewe ?

Vue générale

    • Pourquoi ?

Comme énoncé à la question 1, les scientifiques ont établi la relation de cause à effet entre les émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment le CO2, issues de l’activité humaine et le changement climatique (dont l’augmentation de la température moyenne). Pour freiner le changement climatique et les conséquences négatives qu’il provoque, nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Pour ce faire, la première étape passe par une mesure des émissions des acteurs économiques pour identifier les principaux postes d’émissions (émissions liées à des sources de combustion, consommation d’énergie, achats de biens et services, transports, déchets, etc.) et en déduire un plan d’action pour les réduire.

    • Comment ?

La mesure des émissions de GES est le point de départ si vous souhaitez les réduire et, plus largement, de toute réflexion stratégique en vue d’enclencher la transition bas carbone de votre entreprise.

C’est pourquoi Keewe propose à ses clients la Photo Carbone, un outil qui est certifié « Bilan Carbone Certified » par l’Association Bilan Carbone*, pour que les entreprises puissent évaluer leur empreinte carbone. Notre Photo Carbone couvre tous les Scopes d’émissions (Scopes 1, 2 et 3) et permet également à nos clients de réaliser leur Bilan GES réglementaire (que vous pouvez le publier officiellement sur le site de l’ADEME).

*https://www.associationbilancarbone.fr/

5. Que deviennent les données liées aux émissions de gaz à effet de serre de mon entreprise collectées par Keewe ?

Vue générale

Keewe s’engage à ne pas utiliser vos données à d’autres fins que celles que nous vous présentons. Par ailleurs, vos données sont stockées sur des serveurs sécurisés, Keewe assure donc la confidentialité et la sécurité des données que vous nous transmettez, qui ne sont pas communiquées à des tiers (nous ne revendons pas vos données!).

6. Comment faire pour réduire les émissions de GES de mon entreprise ?

Vue générale

Keewe propose des actions pour réduire vos émissions de GES en fonction des résultats de votre Photo Carbone, l’idée étant de vous orienter vers des pistes d’actions personnalisées et adaptées à vos postes d’émission significatifs.

7. Compensation carbone et contribution carbone, quelle différence ?

Vue générale

Vous avez peut-être déjà entendu parler de la “compensation” carbone, mise en avant par certains pour valoriser leur engagement en faveur de l’environnement. En quelques mots, il s’agit de financer des projets de réduction (émissions évitées) ou de capture (émissions négatives) de gaz à effet de serre, moyennant l’achat de crédits carbone volontaires (à ne pas confondre avec les crédits carbone obligatoires, qui sont échangés sur un marché réglementé du carbone). Ces projets ne sont pas liés à l’activité de l’entreprise qui les finance, il s’agit de projets liés à d’autres acteurs économiques, le plus souvent à l’étranger (même si un label français se développe – le label bas carbone – pour proposer à ceux qui le souhaitent de financer des projets locaux).

Chez Keewe, nous préférons utiliser l’expression de “contribution” carbone, en nous fondant notamment sur la réflexion développée par les experts de la société Carbone4, que nous tentons de vous résumer ci-dessous, si vous souhaitez en savoir plus.

Pour aller plus loin

L’expression de “compensation” peut être trompeuse, dans la mesure où elle laisse entendre qu’une organisation peut annuler (“compenser”) ses émissions. Or, il est difficile de garantir qu’un projet de compensation pourra instantanément et définitivement contrebalancer ses propres émissions (décalage dans le temps, échec du projet financé…etc). Considérer que l’on peut tout simplement soustraire les émissions “compensées” de ses émissions induites (celles dépendent de notre activité) semble donc être un contresens ; d’ailleurs les organisations de référence en matière de reporting climat et comptabilisation carbone rejettent ce raisonnement.

Nous préférons donc voir les choses différemment et envisager le financement de ces projets, absolument nécessaires pour accélérer la transition vers une économie bas carbone, comme une contribution à la réduction des émissions de GES.

On distingue donc 3 piliers d’actions au niveau d’une entreprise : 1) l’action sur ses propres émissions de GES, 2) la contribution en faveur de la réduction des émissions d’autres organisations et 3) la contribution en faveur de la capture de GES.

Source : graphique attribué à Carbone4

8. Crédits carbone, marchés réglementés et marché volontaire, de quoi parle-t-on ?

Vue générale

De manière générale, on distingue :

    • le marché réglementaire d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre, qui concerne les industries très émissives (notamment la production d’électricité et certaines industries) mais pas la totalité des émissions de GES
    • le marché volontaire d’échange de crédits-carbone, aussi appelé “marché de la compensation volontaire”, qui permet à différents acteurs économiques (entreprises et particuliers, notamment) de contribuer volontairement, sans y être contraints, à la réduction des émissions de GES d’autres acteurs économiques – le terme « volontaire » marque ici  la différence entre ce marché et le marché réglementaire, qui est contraignant / obligatoire

Pour aller plus loin

Le marché du carbone réglementé

Les mécanismes de marchés réglementés sont issus du protocole de Kyoto, signé en 1998 et qui prévoyait une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays signataires. Le fonctionnement des marchés réglementés est le suivant : une quantité maximale d’émissions de GES est déterminée pour une année de référence et répartie, sous forme de quotas d’émission, entre les entreprises des secteurs d’activités les plus polluants – ce marché ne couvre donc pas la totalité de l’économie et des émissions de gaz à effet de serre. Si une société émet davantage d’émissions de GES que son nombre de quotas le lui permet, elle doit acheter des quotas supplémentaires, l’objectif étant d’inciter les entreprises à réduire leurs émissions pour éviter d’être pénalisées financièrement. A terme, l’idée est de réduire progressivement la quantité totale de quotas distribués pour tenir les engagements de réduction des émissions. On constate cependant plusieurs difficultés, par exemple au niveau du mécanisme européen – European Union Emission Trading Scheme (EU ETS), notamment l’excédent de quotas qui maintient le prix du carbone à faible niveau, privant le mécanisme de sa capacité incitative.

Les crédits carbones volontaires

Les mécanismes volontaires ne sont pas réglementés, comme leur nom l’indiquent, et se sont développés notamment pour satisfaire la demande des organisations (entreprises, collectivités locales et même particuliers) désireuses de s’impliquer en faveur de l’environnement, même si elles n’y sont pas tenues par la loi. Le marché volontaire propose des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou de capturer du carbone (exemple : stockage dans les sols). Pour attirer les investisseurs, les organismes qui proposent ces projets doivent en certifier le sérieux (existence réelle du projet, calcul des émissions de GES évitées ou de la quantité de carbone capturée). Pour s’assurer de la qualité de projets de compensation volontaire, Keewe propose à ses clients des projets respectant les plus hauts standards de référence, comme le Gold Standard (créé par le WWF) ou le Vérified Carbon Standard (géré par VERRA).

9. Quel est l’intérêt pour mon organisation de réaliser un Bilan GES ?

Vue générale

Réaliser son Bilan GES permet notamment de :

    • Structurer sa politique environnementale
    • Identifier des actions permettant de réduire sa facture énergétique et son impact global
    • Evaluer sa vulnérabilité (au carbone, notamment en cas de tarification du carbone, comme la mise en place d’une taxe carbone ou en cas de diminution de la quantité d’énergie fossile disponible)
    • Se démarquer par son exemplarité
    • De répondre à la réglementation ou de la devancer (aujourd’hui seules les grandes entreprises sont tenues de publier un Bilan GES mais différentes initiatives poussent pour étendre cette obligations à toutes les entreprises, y compris les TPE-PME)
    • D’impliquer ses salariés ou ses partenaires à travers cet exercice
    • Attirer les nouveaux talents (les jeunes diplômés sont de plus en plus sensibles au sujet climatique, attendent des entreprises qu’elles s’engagent davantage et sont prêts à s’impliquer eux-même pour initier les changements nécessaires)